Leptospirose : 114 cas déclarés depuis le début de l'année

  • Publié le 3 avril 2026 à 14:20
  • Actualisé le 3 avril 2026 à 14:26
leptospirose

La recrudescence saisonnière de la leptospirose est actuellement en cours, à un niveau élevé. Dans le cadre des maladie à déclaration obligatoire, 114 cas de leptospirose ont été déclarés à l’ARS (soit 12 de plus qu’en S-1) entre le 1er janvier et le 1er avril 2026. L’été austral avec des conditions climatiques favorables à la survie de la bactérie dans l’eau douce et les environnements humides augmentent le risque de contamination lors d’activités conduites dans ces milieux, sans protection suffisante (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

Parmi ces cas : 22 étaient survenus au cours du mois de janvier, 42 en février et 50 en mars.

- Davantage de cas de leptospirose dans le nord et l'ouest de l'île -

La part des cas résidant dans le nord et l’ouest était en augmentation, soit 12,3% de l’ensemble des cas avec 14 cas dans chacun des secteur (dont 7 cas à Sainte-Suzanne pour le secteur nord et 8 cas à Saint-Paul et 6 cas à Saint-Leu pour le secteur ouest).

La part des cas résidant dans le secteur sud était en diminution (41,2% des cas soit 47 cas principalement au Tampon (17 cas) à Saint-Joseph (11 cas) et à Saint-Louis (10 cas).

Le secteur est rapportait 34,2% de l’ensemble des cas, soit 39 cas principalement domiciliés à Saint-Benoît (20 cas) et à Saint-André (11 cas).

Parmi les 86 cas pour lesquels l’information était disponible, 50 ont été hospitalisés (58%) et 1 cas est décédé.

La recrudescence saisonnière se poursuit toujours à un niveau élevé. Le nombre de cas diminuant habituellement au cours du mois de mai, le nombre nouveaux cas peuvent survenir.

Le nombre de cas survenus en janvier 2026 (n=22) et en février (n=42) étaient bien supérieur à la moyenne 2021-2025 (respectivement 12 et 25 cas, sans dépasser les valeurs maximales déclarés sur cette période (année record en 2024, avec respectivement 25 et 63 cas). Pour le mois de mars, avec 50 cas à date, il dépasse les valeurs moyenne 2021-2025 (36 cas) et se rapproche du maximum atteint en 2024 avec 61 cas.

- Comment se protéger de la leptospirose ?  -

Appliquer des mesures de protection individuelle :

- Porter des gants, bottes ou chaussures fermées, lunettes... pour jardiner, ramasser des déchets, déplacer des encombrants ou réaliser l’élevage "la kour"
- Ne pas marcher pieds nus, ou en savates, pour les activités en environnement humide ou boueux au domicile ou en extérieur (sol boueux, dans les flaques, eaux stagnantes, ravines)
- Protéger ses plaies du contact avec l’eau (pansements étanches), les laver à l’eau potable et les désinfecter le plus tôt possible après l’exposition

Pour les agriculteurs et les éleveurs, une vigilance sur le port des équipements de protection individuelle est requise. Un lavage régulier des mains est recommandé.

• Garder un environnement propre :
- Entretenir régulièrement sa cour (absence d’encombrants ou de déchets propices à la prolifération des rongeurs...)
- Éliminer toutes les sources d’alimentation pour les rongeurs, y compris les restes d’alimentation des animaux de compagnie
- En cas d’élevage de volaille à domicile, s’assurer que les aliments destinés à ces animaux ne sont pas accessibles aux rongeurs.

• Respecter les interdictions de baignade dans les lieux signalés à risque. En cas d’eau trouble, il est recommandé de reporter les activités de loisirs en eau douce. Ces mesures de prévention doivent être appliquées tout particulièrement après les périodes de fortes pluies car le risque de contact avec des milieux humides contaminés est alors plus important.

• Se faire vacciner

Le vaccin contre la leptospirose est réservé à certaines catégories professionnelles à risque ou les personnes pratiquant régulièrement des activités récréatives à risque, après une évaluation par un médecin. Cette vaccination vient en complément des mesures de prévention.

- Rappel sur la leptospirose -

La leptospirose est une maladie grave : si elle n’est pas traitée à temps, elle peut mener à une hospitalisation, voire un décès.

La bactérie entre dans l’organisme par la peau, en cas de coupures ou de plaies (même petites) ou par les muqueuses (œil, bouche, nez).

En cas de symptômes (fièvre élevée d’apparition brutale (souvent > 39 °C), grande fatigue, douleurs musculaires, articulaires, abdominales, nausées, vomissements, forts maux de tête) :

• Consulter rapidement son médecin car la prise en charge thérapeutique précoce et adaptée (antibiotiques prescrits sur avis médical) permet de limiter l’évolution vers une forme grave.
• L’informer des activités à risques pratiquées dans les 3 semaines précédant le début des signes. Le médecin pourra prescrire une analyse biologique en laboratoire permettant de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.

Depuis août 2023, la leptospirose est une maladie à déclaration obligatoire.

L’ARS propose aux patients de réaliser à leur domicile une enquête environnementale afin d’identifier les sources d’exposition potentielles et les activités à risque pratiquée.

www.imazpress.com/[email protected]

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