La ville de Sainte-Rose a décidé ce mercredi 15 juillet 2026, de prendre deux arrêtés municipaux interdisant l'organisation de cérémonies religieuses dans des habitations privées. Face à la polémique suscitée par ces arrêtés municipaux, la Fédération Tamoule La Réunion appelle à engager une réflexion de fond sur l'aménagement du territoire à La Réunion (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
La fondation le dit : "l'interdiction des cérémonies religieuses dans un lotissement social ne doit pas se réduire à une opposition entre droits des riverains et liberté de culte".
Pour la Fédération Tamoule, ces "nuisances sonores dénoncées par les habitants sont une préoccupation légitime". Mais elle ajoute, "la liberté de conscience et de culte, garantie par les principes de la République, l'est tout autant".
Elle ajoute : "les deux doivent pouvoir s'exercer dans des conditions respectueuses de chacun - ce n'est pas un dilemme, c'est une question d'organisation".
- Une réflexion de fond sur l'aménagement du territoire à La Réunion à revoir pour la liberté de culte -
Selon Jean-Luc Amaravady, président de La Fédération Tamoule de La Réunion, "la coexistence de plusieurs traditions spirituelles fait partie intégrante du patrimoine réunionnais. Or, pendant trop longtemps, les programmes de logements ont repris des modèles standardisés venus de l'Hexagone, sans intégrer les spécificités sociales et cultuelles de notre territoire".
Il le dit : "il est temps de penser un urbanisme réunionnais, qui anticipe ces besoins plutôt que de les découvrir au moment où les tensions éclatent".
Pour la fédération, "les futurs projets de lotissement et d'aménagement doivent intégrer une réflexion sur les équipements de proximité - y compris des espaces adaptés à l'exercice des différents cultes - dans le respect des règles d'urbanisme, de la tranquillité publique et des droits des riverains".
- Les croyances ne doivent pas opposer les Réunionnais -
Communtés musulmanes, tamoules, chinois, catholiques... toutes vivent ensemble à La Réunion et cette situation polémique à Sainte-Rose, "ne doit pas opposer les Réunionnaises et les Réunionnais selon leurs croyances. Elle doit au contraire nous inciter à construire un modèle de développement qui tienne compte de notre diversité, de notre histoire et de notre réalité insulaire", dit la Fédération Tamoule.
Jean-Luc Amaravady appelle les collectivités, les services de l'État, les aménageurs, les représentants des cultes, les associations et les citoyens à ouvrir une concertation sur cette question.
"Car cette histoire, on la connaît déjà. Nout gramoun i koné : na poin lontan, bann Malbar té oblijé kasièt pou pratik zot Relijion. Sé pou sa zot la fé zot sapèl dan la kour, pou priyé san sa zot lé té trakasé. Sa la pa in viyé Zistoir — sa lé ankor dan la Mémoir", dit-il. "Zordi, bann zotorité i doi pa oublié se passé-la. Sé sa i doi konté dan zot désizion, pou lès bann fami priyé kom zot Zansèt la montre azot."
- Un appel à la médiation -
Le président de l'association Tamij Sangam, Selvam Chanemougame se dit "très surpris et très inquiets des arrêtés municipaux pris par la municipalité de Sainte-Rose interdisant des cérémonies religieuses hindoues".
Il ajoute : "Quels que soient les conflits de voisinage, dans un souci d'apaisement, il convient de les résoudre par médiation réitérée et d'éviter les décisions arbitraires".
Les Jeunes en marche de La Réunion expriment leur soutien total et inconditionnel aux familles de Sainte-Rose, empêchées par la municipalité d'organiser leurs cérémonies religieuses privées ce week-end.
Ils "refusent que la tranquillité publique serve de prétexte à l'étouffement des expressions culturelles et cultuelles qui font la richesse de notre île. Si le vivre-ensemble nécessite du respect, il impose avant tout de la bienveillance et du dialogue, et non une interdiction autoritaire".
- Des arrêtés municipaux pris contre des cérémonies religieuses -
Le premier arrêté municipal pris par la municipalité de Sainte-Rose, "concerne l'interdiction de l'organisation d'une cérémonie religieuse pendant quatre jours au "lotissement Adrien Payet" à Piton Sainte-Rose", indique le maire, Michel Vergoz.
"Sur ce lotissement c'est la troisième année consécutive que se répètent des troubles multiples occasionnés lors des cérémonies religieuses", expliquait-il.
Le deuxième arrêté municipal concerne l'interdiction de cérémonies religieuses au lotissement "Les Poivriers".
Michel Vergoz précise : "ces deux interdictions répondent à une exigence claire et fondamentale, à savoir protéger les riverains des troubles, désordres et nuisances multiples", souhaitant "faire cesser ces manifestations insupportables et demander justice ainsi que réparation pour les désagréments causés".
ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

Moi ça me fait plutôt penser à une fête des voisins que l'on pratique en métropole on mange on boit c'est sympa on partage où est le mal dans tout ça, c'est comme l'interdiction des rave party... Les politiciens s'immiscient de plus en plus dans la liberté de chacun d'entre nous à tous les niveaux ça prépare les élections de l'année prochaine on aura plus qu'un seul droit suivant notre opinion politique celui de se taire pour être poli...
Mon Dieu ! Que ne faut-il pas entendre ? : « l’étouffement des expressions culturelles et cultuelles ». La preuve ? À La Réunion, les temples et « chapelles » hindous sont 20, 30 fois plus nombreux que les églises et mosquées. Il en sort de terre tous les jours au grand bonheur des touristes.
Plutôt que de calmer le jeu et de réguler un certain expansionnisme des pratiques cultuelles tonitruantes, les représentants de la communauté tamoule, préfèrent contester aux maires leurs pouvoirs (et devoir) de police générale. Le réflexe victimaire de circonstance réapparaît de façon pavlovienne.
En instrumentalisant les concepts de vivre-ensemble et de liberté de culte, en donnant de bien présomptueuses leçons aux pouvoirs publics en matière d’aménagement du territoire (dont le logement social !), ils ne pourront obtenir qu’un résultat : celui de braquer contre leur communauté la « population générale », qui n’est a priori ni hostile, ni malveillante, ni même étrangère à la « cause » tamoule.
Cette attitude met en exergue leur désintérêt pour la République, pour les principes de laïcité et pour les droits élémentaires des voisins, non-tamouls mais aussi tamouls, qui se plaignent légitimement depuis longtemps de certains excès.
La loi de séparation des églises et de l'Etat interdit depuis 1905 de construire sur l'espace public de nouvelles représentations religieuses. Nombre de croix et de statues de la Vierge Marie ou de Saint Michel, en Métropole, ont été visées par des actions en justice de la part de l'association laïcarde Libre Pensée.
Le jour où cette association débarque à La Réunion, beaucoup de temples et de chapelles privées « malbars », construits tous azimuts depuis un siècle, auront du souci à se faire. Et tous les propriétaires de ces petites chapelles (comme celle de Sainte-Rose) trouvent normal de faire leur petites cérémonies privées de façon anarchique à n’importe quel moment et à n’importe quelle heure. Que la fédération tamoule et Tamil Sangam mettent un peu d'ordre là-dedans au lieu de souffler sur les braises.
Les croyances ne doivent pas opposer les Réunionnais -
Alors pourquoi certains riverains s en plaignent !?
Rien contre la religion je respecte toutes les religions... Mais c vrai il faut trouver une solution pour le respect de chacun et la tranquillité de tous car parfois ds certains endroits trop de bruit trop Tam Tam et ça fatigue....
Je suis Malbar et pratiquant et en effet depuis qq temps je constate une montée de temple de particulier qui reste discret.
Cependant si autour de moi tous les we même en journée il y a des tambours je pense que cela deviendrait invivable pour mes voisins pour moi et ma famille.
Maintenant ça tape qq fois jusqu’à très très tard
Si il y a une vision globale avec des règles ce serait mieux pour le vivre ensemble religieux
N'importe quoi ces fédération . Pour qui se prennent ils !!?
Ils se prennent pour des gens qui veulent trouver une solution.
Il doit y avoir des échanges pour trouver un terrain d'entente.
La pratique de la religion est autorisée, le but est de l'adapter dans le contexte qu'est la société actuelle. Le respect de bon voisinage engage le respect et l'acceptation de son voisin malbar aussi. C'est ça le respect. Limiter les célébrations à pas d'heure mais ne pas renier ou ça toute la Réunion i sorte. On est à la Réunion faut se réveiller.
Avant il y avait des grandes cours et les voisins assez loin
Maintenant les maisons sont collées les unes aux autres
Il faut changer la façon de faire afin de limiter les nuisances sonores
Chacun doit faire un effort , trois jours de suite c est pas supportable !
La population augmente mais pas le foncier
Un calendrier des festivités Tamoules avec les mêmes dates pour toute l'île devrait faire partie de la réflexion. Pourquoi la fête de la lumière, le jour de l'an est fixée et le Cavadee par exemple chaque temple fixe des dates à leur guise ?