Logement social : l'État lance à La Réunion un appel à projets pour des habitats innovants et durables

  • Publié le 7 octobre 2026 à 02:56
immobilier à saint-denis

Dans un contexte de fortes tensions sur le logement, en particulier pour les ménages les plus modestes, l'État lance à La Réunion un appel à projets intitulé "Habitats innovants et durables à La Réunion". Cet appel à projets vise à faire émerger des opérations démonstratrices proposant des logements abordables, durables et adaptés aux réalités du territoire (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

Il s'inscrit dans le Plan Logement Outre-Mer de La Réunion, et plus particulièrement dans sa mesure consacrée à l'accompagnement des démarches innovantes.

Il encourage à diversifier les financements, optimiser l'utilisation des ressources publiques et mobiliser l'ensemble des acteurs de la filière pour produire davantage.

- Une évolution du modèle fondé sur l'innovation et l'expérimentation encadrée -

L'appel à projets vise à amorcer une évolution du modèle du logement aidé en explorant simultanément de nouvelles solutions financières, architecturales et constructives. Il s'inscrit dans une logique d'expérimentation, avec possiblement des adaptations ciblées ainsi que des dérogations aux règles de construction, de financement et d'urbanisme, en lien avec les collectivités compétentes.

Les candidats seront invités à rechercher un équilibre économique global, permettant de maîtriser à la fois le coût pour la puissance publique et le coût supporté par les occupants, notamment en matière de loyers.

L'État propose un site d'expérimentation de plus de 15 000 m2 de surfaces constructible situé à Sainte-Marie, dans le secteur de Duparc. Les candidats pourront également proposer pour leur projet un foncier alternatif.

- Un appel à projets en deux phases -

L'appel à projets se déroulera en deux phases :

• Jusqu'au 30 novembre 2026 : dépôt des candidatures

• Au premier semestre 2027: présentation des projets par les candidats retenus.

Un jury composé de représentants de l'État, des collectivités et de personnes qualifiées examinera les candidatures puis les projets.

Les candidatures seront notamment appréciées au regard de la qualité et de la pertinence de la note d'intention, des compétences et références des candidats, ainsi que de leur capacité à financer, innover et expérimenter.

Les projets retenus seront ensuite évalués notamment sur leur performance économique et financière, leur cohérence avec les besoins du territoire, leur qualité constructive et leur volet « innovation et développement local ».

En parallèle, une base de données collaborative sera mise à disposition sur le site de la DEAL afin de faciliter la mise en relation des acteurs et l'émergence de partenariats. Elle permettra aux acteurs intéressés de présenter leurs compétences, projets ou intentions, même s'ils ne peuvent pas répondre à l'ensemble des exigences de l'appel à projets.

Les équipes admises en phase 2 pourront bénéficier d'une indemnité d'un montant maximal de 20.000 euros. Pour faciliter la mise en oeuvre des projets "lauréats", un accompagnement des projets par les services de l'État, les collectivités et les financeurs sera mis en place.

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