Contrats PEC : l'Etat baisse massivement ses aides aux publics défavorisés, les élus déposent une motion en préfecture

  • Publié le 20 mai 2026 à 19:21
  • Actualisé le 21 mai 2026 à 05:26
Baisse contrats PEC

(Actualisé) Les maires ont décidé de se mobiliser ce mercredi 20 mai 2026 à partir de 9h sous les fenêtres du représentant de l’État à La Réunion. Du bruit et une présence pour alerter le préfet Patrice Latron, et lui demander, une fois de plus, de ne pas toucher aux contrats PEC. Sans discussions et sans échanges, le couperet est tombé le 5 mai dernier : 4.000 contrats PEC sont attribués à La Réunion pour l'année 2026, dont 800 pour l'ensemble des communes, contre 10.000 en 2025. Le taux de prise en charge et la durée des contrats sont aussi revus à la baisse. Une décision unilatérale qui force les collectivités à repenser leur fonctionnement. Ce mercredi, les maires ont décidé d’élargir leurs revendications : mutations des enseignants réunionnais et diminution des financements des logements sociaux sont aussi à l'ordre du jour (Photos : Richard Bouhet et Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

  • C'est la fin de ce direct, merci de nous avoir suivi.

  • Huguette Bello : "La parole a été donnée à ceux qui sont attaqués par ce gouvernement"

    La présidente de Région a apporté son soutien à la mobilisation des maires devant la préfecture ce mercredi. "Nous sommes là aujourd'hui... On a un service public qui est en train d'être cassé, brisé", elle déplore. "Nous avons écrit au président de la République pour lui faire part des préoccupations des 911.000 Réunionnais". Écoutez.

  • Ericka Bareigts : "i fo ke nou répét, i fo ke nou fash, i fo ke nou lé mobilizé"

    "Il faut se battre. Vous savez, beaucoup de choses ont été faites parce qu'il y avait la mobilisation. Et si nous commençons par dire "à quoi ça sert", nous ne faisons rien. Il faut être présent, il faut être juste dans le combat que nous portons. Et aujourd'hui ce combat il est juste. Le combat, il est le combat de la dignité, par le travail, du parcours d'insertion. Ce n'est pas de défendre des PEC, c'est de défendre l'idée que les gens les plus éloignés de l'emploi doivent passer par un parcours d'insertion". Écoutez. 

  • La préfecture annonce 330 manifestants

    Selon la préfecture, les manifestants étaient 330 à s'être réunis au jardin de la liberté ce mercredi matin. Les organisateurs affirment que plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées.

  • Seulement quelques minutes après être entrés, les élus ressortent de la préfecture

  • Le maire du Tampon, Alexis Chaussalet, craint une réalité ingérable

    Dans la commune du Tampon, sur un total de 1600 effectif, on compte 800 contrats PEC, soit 50 % des agents. "Vous vous rendez compte de la pression et du danger que représente leur suppression du jour au lendemain", se désole le maire du Tampon. "Nous nous préparons à une situation très compliqué. Là seule chose à faire est de lutter". Écoutez Alexis Chaussalet au micro de Élodie Escande.

  • Les élus entrent en préfecture pour déposer leur motion

    Une délégation, composée d'une vingtaine d'élus, entre en préfecture, peu avant 11 heures. Ils vont rencontrer le préfet et lui remettre leur motion. Cette dernière alerte notamment sur les conséquences de la diminution des contrats PEC et demande le maintien de la Ligne budgétaire unique (LBU) et une politique de justice sociale qui prend en compte les spécificités locales. Regardez.

  • Les élus lisent et signent la motion qui va être déposée en préfecture

    Une Atsem bénéficiaire d'un contrat PEC témoigne : "Nous avons des métiers différents mais nous avons en commun d’être les maillons indispensables au bon fonctionnement du service public". Elle poursuit en lisant la motion qui sera déposée, ce matin, en préfecture. Écoutez.

    Le document demande le maintien de la Ligne budgétaire unique (LBU) et une politique de justice sociale qui prend en compte la situation actuelle de l’île. La motion demande également qu’une délégation soit reçue, dans les plus brefs délais, par le premier ministre.

    Les élus alertent sur la fragilisation du tissu associatif, la diminution de la LBU qui menace le développement du logement social à La Réunion, ou encore le ralentissement des rénovations. Les signataires affirment leur soutien aux enseignants réunionnais mutés "de force", loin de leur famille et de leur territoire. Ils demandent qu'une attention particulière soit portée à leur situation et exigent que des emplois soient créés dans le secteur de la police, des douanes… et que soit privilégié le retour des Réunionnais sur leur île pour ces postes.

  • "Derrière les chiffres, il y a des vies !"

    En marge de la mobilisation de ce mercredi matin, le Sydicat général du personnel de la Chambre de Commerce et d'Industrie de La Réunion et de la société aéroportuaire Aéroport de La Réunion Roland Garros - CGTR (SGPCA Réunion CGTR) a publié un communiqué. En voici un extrait : 

    "Le préfet et le gouvernement se focalisent sur les "lignes budgétaires", les "pourcentages de cofinancement" ou la ""Dotation Globale de Fonctionnement" (DG) afin de déshumaniser l'impact de leur décision arbitraire. 

    Ils jonglent avec le sigle "PEC" (Parcours Emploi Compétence) comme on joue avec des pions et transforment vies de famille et services du quotidien en de simples variables d'ajustement dans un tableur Excel !

    Pour les décideurs, débattre d’une «baisse d'enveloppe» évite de regarder en face la réalité de la misère qu’ils imposent ex abrupto à des femmes, des hommes, des enfants, des familles réunionnaises.

    (...)

    C'est toute l'ambiguïté de la manifestation de ce 20 mai 2026 : se battre pour sauver un système imparfait, parce que l'alternative immédiate est la misère pour les Travailleuses, les Travailleurs, des enfants, des familles à La Réunion, DES ÊTRES HUMAINS !

    Contre la conséquence immédiate de la décision unilatérale du gouvernement : la misère,

    NOUS EXIGEONS,

    Des mesures transitoires face à la brutalité des suppressions de contrats.
    La pérennisation des emplois sur les missions de service public.
    le financement durable des services publics à La Réunion ;
    Un plan de titularisation pour mettre fin à la précarité institutionnalisée.
    un véritable plan de lutte contre le chômage et la précarité.
    LA DIGNITÉ N'A PAS DE PRIX, LA PRÉCARITÉ A TROP DURÉ !

    UNIS POUR NOS DROITS, UNIS POUR NOTRE AVENIR".

    Retrouvez l'intégralité du communiqué sur notre site.

  • L'éducation populaire et les associations en danger

    "On a la mission d’accueillir 500 marmailles. Je suis venue ici pour une rencontre, une discussion", affirme une dirigeante d'association. "Sans les contrats aidés, on ne pourra pas mettre en place le Clas (Contrat Local d'Accompagnement Scolaire). C'est un contrat d'accompagnement à la parentalité qui donne des chances à tous les marmailles sur notre île. Si les familles n’ont pas d’argent, que les parents n’ont pas de contrat... comment faire vivre les enfants ? Merci aux maires pour leur mobilisation. On sait qu’on n'est pas tout seul".

    Hugues Deurveilher, président du Glem (Groupement local pour l'environnement et la médiation) prend le micro. Lui, assure qu'il y a un combat à mener : "Ce gouvernement est en train de nous mettre à terre. Sans combat, sans descendre dans la rue, on n'aura rien. J’embauche 68 PEC sur l’environnement. Sans ces contrats, c’est la mort des associations. Na bonpé i atann sa ! Je demande au préfet de nous entendre. Mais lui... il reçoit juste des ordres, il n’écoute pas".

  • Les prises de parole commencent

    Dans le jardin de la liberté, devant la préfecture, une petite scène est installée. Depuis maintenant 3 ans, Younous Sadar est en contrat PEC dans la commune de Saint-André : "Est-ce que la réunion entière est prête à vivre dans la saleté avec les rats", demande le bénéficiaire. "Je demande à ceux qui le peuvent, peu importe leur bord politique de faire quelque chose pour nos contrats PEC".

    Autre sujet à l’ordre du jour, la mutation des enseignants réunionnais. Vanessa Hoareau, membre du collectif des enseignants déchirés prend la parole : "Chaque année on nous dit "non", nous n’avons pas le droit de travailler chez nous ! Mais pourquoi nous n’avons pas le droit de travailler chez nous ?", elle s'indigne. "Ce que nous demandons c’est de la transparence. Il appartient à l’État de prendre ses responsabilités. Quand je vois le nombre d’écharpes bleu blanc rouge devant moi, je vous dis "merci". Merci de vous mobiliser. Aujourd’hui, La Réunion se réveille". Un réveil qu’elle espère voir durer.

  • Maires, députés et élus réunis devant la préfecture

    Peu avant 10 heures, plusieurs maires de l'île se trouvent devant les grilles de la préfecture. Notamment Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis, Olivier Hoarau, maire du Port, Erick Fontaine, maire de la Possession, Celine Sitouze, maire de Sainte-Marie, Emmanuel Séraphin, maire de Saint-Paul, Karim Juhoor, maire de Saint-Leu, Camille Clain, maire de l'Entre-Deux, Alexis Chaussalet, maire du Tampon et Eric Ferrère, maire des Avirons. 

    La présidente de Région, Huguette Bello ainsi que les députées Karine Lebon et Émeline K/Bidi sont également présentes.

  • Une forte mobilisation dès 9 heures

    Depuis 9 heures, ce matin, les maires sont réunis au jardin de la liberté à Saint-Denis. Accompagnés de nombreux agents municipaux, ils brandissent pancartes et banderoles : "Donn kréol travay !", "Contre la suppression des PEC" ou encore "Contre les mutations forcées", peut-on lire sur les affiches. Regardez.

  • Bonjour La Réunion

    Nous ouvrons ce direct pour suivre la mobilisation des maires, devant la préfecture de Saint-Denis. Ils manifestent notamment contre la baisse des contrats PEC, mais aussi de manière générale, contre les inégalités en termes de dotations, par rapport aux collectivités en Hexagone.

    Restez avec nous !

À propos

Dans les couloirs de la mairie de l’Étang-Salé, les équipes de direction s’affèrent.

Il faut non seulement réaménager certains accueils, mais aussi faire l’état des lieux des compétences des employés communaux afin de les dispatcher dans d’autres services, s’ils en ont les compétences. Le tout, en plus, sans impacter son service principal.

Dans les cours d’école, par exemple, hors de question de laisser les écoliers sans surveillance sur les temps de la pause méridienne et de l’accueil des matins dont la mairie a la responsabilité.  À l’heure où les 120 contrats PEC de la ville sont supprimés, un mot d’ordre subsiste : il va falloir faire preuve de résilience.

À l’Étang-Salé, l’accueil périscolaire du matin et des après-midi assuré par la municipalité est menacé. Sans contrat PEC, la prise en charge de la garderie par la mairie prendra fin.

- Le contrat PEC: "un ascenseur social" - 

Dominique Deurveilher, directeur général des services à la mairie de l’Étang-Salé nous raconte : "Sur les 120 contrats PEC de 21 heures que nous avions par an, la grande majorité, environ 75, étaient affectés dans les écoles, direction de la vie éducative et également à la restauration scolaire. Cela nous a permis également de mettre en place depuis 2022 l'accueil périscolaire dans les écoles, tôt le matin et jusqu'à 17 heures le soir. C'est un service qui est rendu aux parents d'élèves et qui est très apprécié." 

Un service, qui risque de s'arrêter à la rentrée, forçant ainsi les parents à se ré-organiser eux aussi. 

Le DGS de la ville de l'Étang-Salé en est persuadé, les contrats PEC constituent un vrai appui dans l'organisation des services, mais ce n'est pas tout. Selon lui, ces missions ont également une vocation d'ascenseur social. 

Dominique Deurveilher raconte : "Dans nos effectifs, on a bon nombre d'agents aujourd'hui qui sont en catégorie C, B, voire A. On a même un directeur d'établissement public de la commune qui a commencé sa carrière sur un emploi jeune. C'est un emploi aidé qui lui a permis de mettre le pied à l'étrier, de se former, de passer ses concours. Nous avons d'autres chefs de services qui ont commencé également sur des dispositifs semblables et aujourd'hui qui occupent un poste d'encadrement au sein de la collectivité. C'est donc un vrai dispositif d'ascenseur social d'un côté, et un dispositif d'amortisseur social également de l'autre sur des postes plus d'exécution, notamment sur un public un peu plus âgé, très éloigné de l'emploi".

- Mutualisation, réaffectations internes et externalisation des services- 

Selon le directeur des ressources humaines de la ville, afin de faire face aux besoins de la municipalité, une piste est envisagée : faire appel à des entreprises extérieures pour le nettoyage par exemple. 

Patrick Rivière détaille : "On est en train de travailler avec les services pour voir comment on peut réorganiser d'un côté sans désorganiser de l'autre, parce qu'il faut aussi assurer un minimum le service d'origine d'où l'agent sort. C'est une solution qui va être provisoire. On voit aussi des formes d'externalisation possibles, notamment pour l'entretien, à condition que le coût soit raisonnable également, puisque s'il faut prendre une entreprise de prestation de services pour faire l'entretien des bâtiments ou des écoles, on le fera, dans la limite de nos moyens budgétaires".

- Un système et un fonctionnement à repenser -

À Saint-Leu, un audit financier et organisationnel est en cours. La ville avait jusqu’à présent un quota de 200 contrats PEC majoritairement affecté au fonctionnement des 20 écoles du territoire.

C’est là aussi tout un fonctionnement à repenser, le maire de la ville, juge la diminution des quotas brutale et aurait souhaité que celle-ci soit accompagnée par l'État.  Il annonce participer à la manifestation de ce mercredi devant la préfecture de la Réunion, tout d’abord en solidarité avec les autres maires de l’île, mais aussi pour demander et proposer des solutions.

Karim Juhoor demande : "J'appelle vraiment l'État à entrer dans le dialogue avec l'ensemble des maires de la Réunion et c'est pour ça que je suis aussi à cette mobilisation. J'attends une révision, mais pas simplement qu'on nous dise est-ce qu'on augmente un petit peu le nombre de contrats PEC, mais qu'on aille aussi sur d'autres leviers de financement".

Le maire de Saint-Leu complète son propos : "Qu'on nous dise s'il y a des appels à projets qu'on peut lancer par rapport à un montage de projet sur l'éducation.  Par exemple, qu'on nous dise s'il y a des appels à manifestations d'intérêts pour faire en sorte que nous puissions avoir beaucoup plus de personnel avec des enveloppes données. Et si l'État pense que l'emploi PEC n'est pas assez contrôlé. Qu'il fasse du contrôle, mais qu'il nous donne les moyens de le faire aussi".

Un questionnaire va être distribué aux agents de la ville afin de faire le point sur leur compétence et envisager un état des lieux, avec l'ensemble des employés communaux qui permettra de définir quels agents pourront assurer des surveillances dans les écoles, par exemple.

- Les villes ont trois mois pour repenser la gestion des écoles -

Le mot d’ordre à Saint-Leu : réaffectations et réorganisation "Notre but, là, c'est de se réinventer un peu", lance le maire de Saint-Leu.

"C'est un peu brutal, le fait qu'on nous impose de nous réinventer dans le temps imparti. L’État aurait dû accompagner sur cette réorganisation et sur ce changement. Vous savez, quand l'État met en place des emplois PEC, et surtout le nombre d'emplois PEC, il faut qu'il se pose la question aussi de, si on enlève demain, quelles conséquences sociales ça aura. Et là, c'est ça que je regrette, c'est qu'il n'y a pas eu forcément de questions posées sur les conséquences sociales".

À Saint-Leu comme à l’Étang-Salé, il n’y aura pas de renouvellement des contrats PEC. Pour le maire de Saint-Leu, c'est aussi l’occasion de repenser l’organisation communale. Karim Juhoor partage sa vision :

"Par contre, le fait de changer de modèle, je suis tout à fait d'accord, moi, pour changer de modèle par rapport aux emplois PEC. Parce que les emplois PEC ne permettaient pas suffisamment aux gens de s'émanciper, d'être dans un emploi pérenne. Vous voyez ? Et ça, c'est des choses qui me gênaient beaucoup".

- Les élus demandent un rendez-vous au Premier ministre - 

Ce mercredi, "la Présidente du Conseil régional, le Président du Département, les parlementaires de La Réunion, et les maires de l’île, cosigneront une lettre solennelle adressée au Président de la République afin d’alerter sur les conséquences économiques, sociales et humaines de cette décision, notamment concernant la baisse du nombre de PEC, la réduction des durées de prise en charge et la diminution des financements associés" expliquent les organisateurs de la manifestation dans un communiqué.

Une seconde lettre sera également adressée au Premier ministre afin d’attirer son attention sur la situation sociale particulièrement préoccupante que traverse actuellement La Réunion.

"Par ailleurs, une motion commune sera adoptée afin d’alerter les pouvoirs publics sur les conséquences sociales extrêmement graves de cette réduction des PEC, notamment en matière d’emploi, de logement social, de cohésion sociale et de justice sociale sur notre territoire" peut-on lire dans le communiqué.

Si la mobilisation des maires ne parvient pas à faire bouger les lignes ce mercredi, tous auront un peu moins de trois mois pour repenser complètement l’accueil des écoliers de leur ville.

Le fonctionnement actuel s’appuie sur des contrats aidés dont la durée varie entre 6 mois parfois à une année scolaire.

Un système qui a plus de 20 ans et dont il faut, pour le moment, apprendre à se passer. Le lundi 17 août 2026, parents et enfants découvriront peut-être une école un peu différente. C’est le moment de réinventer le fonctionnement des mairies, des écoles et l’usage et la répartition des contrats courts.

À lire aussi : Contrats PEC : un système bancal mis en place par l'État pour masquer la précarité et les inégalités avec l'Hexagone

ee/www.imazpress.com/[email protected]

guest
21 Commentaires
Romuald
Romuald
3 semaines

36 milliards d'euros de plus votés en plus par les députés RN, LR, LREL... et PS ( dont Philippe Naillet), ça gêne pas Baregits et les maires de droite et Macron compatible ?
Avec 36 milliards, on titularisent tous les contrats précaires de la FPT à La Réunion et à temps plein !

HULK
HULK
3 semaines

À une époque lointaine, on avait les "quinzaines de travail". En fait c'était des quinzaines payées à ne rien faire ( dixit ceux qui les employaient). Aujourd'hui les termes ont changé. Est-ce que le travail est fait? Certainement par certains. Par tous? J'en doute. Et surtout pour déboucher sur quoi? Tous les commentaires ne sont pas dupes de l'hypocrisie des élu(e)s. Mais pourtant ils ou elles ont bien été élu(e)s. Un oubli sur la photo de classe : le président du conseil général. Absent volontaire,représenté,l'article ne le dit pas.

Saintjosephois
Saintjosephois
3 semaines

Que nos élus comptables des deniers publics fassent un stage obligatoire dans une entreprise privée afin d' être confrontés a la réalité comptable,avant de piller nos finances qu'ils rendent des comptes aux administrés,une totale transparence,comparer les indemnités de nos élus a ceux de métropole et on en te reparleras nos élus des doms les enfants gâtés de la république.

ON MARCHE A L'ENVERS
ON MARCHE A L'ENVERS
3 semaines

Les Maires présents n'ignoraient pas la situation ! ils ont tous promis monts et merveilles pour être élus. Le plus emblématique est le maire du tampon, Alex CHOSSALET qui avait promis d'arrêter avec la précarisation des emplois et donc ... la fin des PEC. A peine 2 mois après son élection il est déjà en train de faire l'opposé de ce qu'il avait promis !!! en fait, les électeurs se sont fait berner : le clientélisme électoral qui prospère sur la misère et la précarité est beaucoup plus important que la vie des familles concernées. C'est tout le socle idéologique de la gauche locale : entretenir la pauvreté, l'inculture, la victimisation des masses pour leur faire croire qu'elle mène le combat pour elles : c'est pitoyable ! d'autant plus pitoyable qu'il y a aucun contrepouvoir de droite pour alerter sur la catastrophe qui se profile : autonomie, prise de pouvoir des "élites" locales ( de gauche ), indépendance et dans quelques années : bienvenue à Cuba ou à Madagascar !

ZembroKaf
ZembroKaf
3 semaines

Apparemment je ne vois pas "mon maire" (lorion) dans cette bande ... !!!
Si c'est le cas .... bravo à lui de ne pas participer à cette "enfumage" !!!

Missouk
Missouk
3 semaines

Quand LR, le RN et le PS accordent régulièrement leur soutient au gouvernement, voilà où ça nous mène ! Ca n'a pas empêché les réunionnais de continuer à voter pour eux notamment aux dernières municipales. Que les Lorion, Hoareau, M'Doihoma, Rivière, Bareigts et autre Selly arrêtent de se moquer de leurs électeurs et montrent enfin les dents contre ce gouvernement de riches pour les riches ! Trop facile de pleurer quand on a soutenu tout ce petit monde!

Sarda
Sarda
3 semaines

La raison de la décoration du préfet de la Réunion hier ? Bravo M. Le préfet.

Bertone 2
Bertone 2
3 semaines

Ils ont leurs temps a perdre moi non

Romuald
Romuald
3 semaines

Les maires RN, PS et soutenant la majorité gouvernementale manifestent ce matin, main dans la main, devant la préfecture à Saint Denis pour protester contre la baisse drastique du financement étatique des PEC.

Hier les députés affiliés aux mêmes partis votaient 36 milliards de dépenses militaires supplémentaires.

Ces maires reunionnais prétendent défendre les intérêts des plus défavorisés, mais leurs copains députés viennent de leur planter un couteau dans le dos !

Une belle bande d'hypocrites !

MARIMAR
MARIMAR
3 semaines

"La mise en œuvre des parcours emploi compétences repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail"
"Ministère du Travail et des Solidarités"
Cela veut tout dire : Combien de contrats PEC ont véritablement débouché sur des CDI ???

Qui doit-on remettre en question, l'état ou les collectivités ?

Le but des mairies n'a t-il pas été de signer à chaque fin de contrat un autre contrat en remplacement, juste pour ne pas rémunérer à sa juste valeur le salarié ayant suivi le fameux parcours emploi compétences.

Si tous les maires s'étaient penchés sur le sujet, ils ne seraient pas mis 20 ans après au pied du mur.

Rappelons que l'aide de l'état va de 30 à 70% en fonction du nombre d'heures et de la durée du contrat.

Les contrats PEC ne doivent plus être un abonnement.

Enseignante en Droit du Travail et en gestion de la paie, je sais de quoi je parle !

Je me suis toujours révoltée contre les contrats qui ne sortent pas vraiment les personnes ayant du mal à trouver un emploi de la précarité.

Tous nos élus font preuve d'une sacrée hypocrisie !

Insertion
Insertion
3 semaines

J’ai travaillé 20 ans dans l’insertion professionnelle pour valider les propos de Marimar. Triste réalité pour au final peu ou pas d’embauches réelles mais une tournante. Par ailleurs ce type de contrat a contribué à rendre dépendants des personnes qui au demeurant n'étaient pas forcément éloignées du marché du travail, au système emploi précaire - allocation chômage comme étant une finalité en soi qui doit se répéter. Or cet abonnement
a totalement détourné l’objectif premier de ces contrats.
Dans tous les cas, ça n’a strictement rien à voir avec la définition de «insertion
professionnelle» !

MARIMAR
MARIMAR
3 semaines

Merci pour votre réaction, nous devrions être plus nombreux à ouvrir les yeux.
Les politiciens profitent du système pour faire travailler à bas prix des personnes qui pour la plupart ont un haut potentiel (certains de mes apprenants en ont fait partie)
Et c'est aussi vrai que les personnes qui sont en contrats PEC travaillent beaucoup plus le trois quart du temps que les personnes qui sont titulaires.

Et le retour à l'emploi n'est pas du tout d'actualité alors que c'est la vocation première.

Ce serait bien que les élus se souviennent que l'état ce sont les contribuables.

Josimé
Josimé
3 semaines

C'est la fête des maires...

will
will
3 semaines

Si les postes occupés par les contrats PEC sont utiles, il est de la responsabilité du Maire de les financer sur fonds propres. Il y a tellement de gaspillage dans les mairies qu'une simple rationalisation des dépenses et une vraie redéfinition des missions s'imposent désormais sans détour.

Artur
Artur
3 semaines

Entièrement en accord avec vous
Stopper ou restreindre toutes ces fêtes et foires subventionnees par les mairies, des budgets qui devraient servir pour des postes qui assurent le bon fonctionnement de la collectivité municipale
Les fêtes cest comme un opium pour le peuple, amuser vous et oubliez la réalité,
Pour ces PEC, combien de temps de formation qualifiante?
PEC = entretien par les mairies de la précarité et surtout ne pas faire évoluer l'humain, un seul message : voter pour moi,je vous promet un petit contrat
Si cela n'est pas une forme d'esclavage cela y ressemble

ZembroKaf
ZembroKaf
3 semaines

Les élu(e)s ... supérieures au Préfet ... vont "take baro " ... la "kaz coloniale" lol !!!
Ces emplois "aidés" doit être un tremplin vers l'insertion avec des formations adaptées vers un emploi pérenne... privé ou public ... pas pour des promesses électorales ou pour boucher "les trous" dans les écoles ou dans des services où les titulaires regardent les "PEC" faire leur travail !!!

MARIMAR
MARIMAR
3 semaines

Excellent !
j'ai fait un commentaire comportant des détails sur les contrats PEC et le but premier de ce type de contrat .
J'espère qu'il pourra être publié.
Nos chères têtes pensantes (il faut dire vite) contribuent largement à la précarité.

Will
Will
3 semaines

Les élus, faute de vouloir gérer les fonds publics avec raison, sont effectivement les premiers soutiens de la précarité.

ZembroKaf
ZembroKaf
3 semaines

entièrement d'accord avec vous !!!

Municipales 2026
Municipales 2026
3 semaines

Les électeurs ont élu ou réélu des vendeurs de course adepte du clientélisme sur un ti contrat

Que ces élus assument à présent. ON A LES ELU QU' ON MERITE ... Amen !

Sa8
Sa8
3 semaines

Nos élus ont élargi leurs revendications pour faire adhérer les administrés à leurs promesses démagogiques car ils sont dans le coltar a eux de se démerder et d' assumer pas la population d en faire les frais d autant plus qu ils ne représentent moins de la moitié des administrés.