Rappel de laits Nestlé : les autorités sanitaires françaises enquêtent après le décès d’un bébé

  • Publié le 21 janvier 2026 à 05:40
  • Actualisé le 21 janvier 2026 à 14:23
Le logo du géant suisse de l'agroalimentaire Nestlé sur la façade de son siège à Vevey en Suisse le 14 octobre 2025 ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Les autorités sanitaires françaises ont indiqué mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.

"À ce jour, seul un signalement, c’est-à-dire une situation grave qui nécessite des investigations épidémiologiques, (...) a été remonté auprès de la Direction générale de la Santé et concerne le décès d’un nourrisson", a indiqué à l’AFP le Centre de crises sanitaires, service dépendant du ministère de la Santé, confirmant des informations de Radio France et Ouest France.

"L’investigation épidémiologique et alimentaire est toujours en cours" a ajouté cette source, qui précise que "l’imputabilité de ce décès avec la consommation du produit incriminé dans le (...) rappel n’est pas établie à ce stade".

Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, a engagé depuis plusieurs semaines un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal à cause de la présence potentielle d’une bactérie, Bacillus cereus, susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements, avec des complications parfois graves.

Le rappel concerne désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures. "Je tiens à vous rassurer sur le fait qu’aucun cas de maladie liée aux produits touchés n’a été confirmé jusqu’à présent", avait-il souligné, insistant sur le fait que le rappel était une mesure "de précaution".

Le ministère de la Santé souligne qu’après le rappel les centres antipoison comme les agences régionales de santé ont été sollicités par des parents.

Des familles ont également témoigné dans des médias.

Sur Radio France, une mère indique qu’elle a dû emmener aux urgences son bébé de deux mois en décembre en raison de "fièvre" et de vomissements". Hospitalisé plusieurs jours, il retrouve ensuite le domicile familial mais ses troubles digestifs persistent, jusqu’à ce que sa mère se rende compte début janvier que "trois" de ses boîtes de lait sont concernées par le rappel.

Une autre mère affirme à Ouest-France que son bébé de deux mois était atteint de divers symptômes fin décembre alors qu’il consommait du lait d’une boîte concernée par le rappel.

Le ministère de la Santé rappelle que "les personnes qui auraient achetés les lots rappelés, listés sur le site de RappelConso, sont appelées à ne plus les consommer (...) et à contacter le service consommateur au 0800100409".

"Les personnes dont les enfants auraient consommé les produits et présenteraient des diarrhées et des vomissements sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation », écrit-il, indiquant que « les autorités sanitaires ont une vigilance accrue sur la situation".

Sollicité par l’AFP, Nestlé France a indiqué mardi ne pas avoir connaissance de cas avéré de maladie ou décès lié à la consommation de leur lait infantile.

AFP

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