(Actualisé) A quelques jours de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, le collectif Noustoutes 974 appelle à défiler dans les rues de Saint-Denis. Le rendez-vous était donné à 14h devant la préfecture, pour un départ à 15h dans les rues du chef-lieu. (Photo rb/www.imazpress.com)
Alors que La RĂ©union est le 2Ăšme dĂ©partement français le plus violent envers les femmes d'aprĂšs les derniĂšres donnĂ©es du ministĂšre de l'IntĂ©rieur, les associations dĂ©filent depuis maintenant plusieurs annĂ©es pour rĂ©clamer des mesures fortes pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles (VSS).Â
"On souhaite interpeller la population et les pouvois publics sur les questions de violences sexistes, sexuelles et de genre qui touchent principalement les femmes, les enfants et les minoritĂ©s de genre", indique Shamia, bĂ©nĂ©vole du collectif.Â
MalgrĂ© la pluie et les difficultĂ©s de circulation, une centaine de personnes s'est rassemblĂ©e. "C'est dĂ©jĂ une victoire", estime Shamia, qui considĂšre ces manifestations essentielles : "on reçoit rĂ©guliĂšrement des messages aprĂšs nos manifestations de personnes qui sont ou ont Ă©tĂ© victimes de violences", dit-elle.Â
Partout en France, plus de 200 organisations et personnalitĂ©s appellent Ă manifester partout en France contre les les violences sexistes, sexuelles et de genre ce samedi, dont : FĂ©dĂ©ration Nationale SolidaritĂ© Femmes (3919), FĂ©dĂ©ration nationale des victimes de fĂ©minicides (FNVF), Planning Familial, Amnesty International, MĂ©decins du monde, Solidaires, lâunion Ă©tudiante, Collectif Enfantiste, Collectif RĂ©union Palestine, Requeer, collectif les Tricoteuses de France, Handicap solidaire...
" En 2024, les cinq dĂ©partements aux taux de victimes enregistrĂ©es les plus Ă©levĂ©s sont les mĂȘmes quâen 2023, Ă savoir le Pas-de-Calais (16 â°), La RĂ©union (15 â°), la Somme (14,3 â°), le Nord (14 â°) et la Seine-Saint-Denis (14 â°)", constatait en octobre le service statistique ministĂ©riel de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure (SSMSI).
Un triste palmarÚs, dont La Réunion a du mal à se sortir. Deux féminicides par (ex)-conjoint ont eu lieu dans l'ßle depuis le début de l'année, ainsi que plusieurs tentatives de féminicides. "Ces violences sont la partie visible", note Noustoutes 974.
- 1.200 femmes tuées depuis 2017 -
"Depuis le dĂ©but du premier mandat dâEmmanuel Macron, prĂšs de 1200 femmes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es en raison de leur genre, dont plus de 140 depuis le dĂ©but de lâannĂ©e 2025, dans lâinaction publique la plus totale. Alors que les violences de genre sont en augmentation, les associations de soutien et d'accompagnement des victimes sont dĂ©financĂ©es et les victimes abandonnĂ©es", dĂ©nonce le collectif fĂ©ministe.
"Combien dâenfants sont victimes chaque jour de violences intrafamiliales, dâinceste ? Combien de filles, de femmes sont victimes de violences dans leur couple ou dans leur famille ? Combien de personnes LGBTQIA+ sont rejetĂ©es par leur famille et deviennent encore plus vulnĂ©rables ? Combien de familles prĂ©caires nâarrivent plus Ă se loger, se nourrir ou payer leur facture chaque mois ?", s'interroge-t-il.Â
Si "la sociĂ©tĂ© civile prend peu Ă peu la mesure de lâurgence de la situation", estime Noustoutes974, "nos revendications sont mĂ©prisĂ©es, nos alertes ignorĂ©es et nos luttes instrumentalisĂ©es Ă des fins racistes et rĂ©actionnaires par les gouvernements qui se succĂšdent".
"Il est temps de mettre en Ćuvre un vĂ©ritable plan global dâaction fĂ©ministe pour Ă©radiquer toutes les violences et tous les systĂšmes de domination : un plan qui porte des solutions Ă travers des politiques publiques et budgĂ©taires engagĂ©es, multisectorielles et intersectionnelles pour agir sur les comportements et les pratiques au sens large", appellent les militantes.
La marche démarrera à 15h, et partira pour une boucle en ville avant de revenir au point de départ. Le cortÚge passera par les rue Labourdonnais, Jules Auber, Maréchal Leclerc et de Paris.
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Ăa ratisse large ! Les chiffres des violences sur les mineurs sont autrement plus Ă©difiants mais nâintĂ©ressent personne alors quâelles sont institutionnalisĂ©es. Rien Ă espĂ©rer dâune sociĂ©tĂ© qui ne protĂšge pas ces enfants