La Ligue des droits de l’Homme à La Réunion a exprimé ce lundi 7 septembre 2026, sa profonde indignation face aux attaques et au cyberharcèlement dont a récemment été victime la championne réunionnaise Léa Fontaine, à la suite de sa victoire à Lausanne. "Les propos visant son apparence physique sont aussi injustes qu’inacceptables", lance la LDH. Elle appelle l’ensemble des responsables politiques, éducatifs, sportifs, associatifs et institutionnels à condamner ces pratiques.
La LDH Réunion "tient à exprimer à Léa Fontaine et à sa famille son soutien et sa pleine solidarité. Sa réussite sportive doit être saluée comme une source de fierté pour La Réunion, et non devenir le prétexte à des attaques personnelles".
Léa Fontaine indiqué avoir porté plainte après que ces attaques ont touché ses proches.
- Le cyberharcèlement, une "dérive préoccupante" pour la LDH -
Au-delà de la personne de Léa Fontaine, "ces attaques révèlent une dérive préoccupante : celle qui consiste à juger, dénigrer ou humilier une personne en raison de son apparence ou de caractéristiques qui lui sont propres. La liberté d’expression ne saurait justifier de tels comportements lorsqu’ils portent atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux d’autrui".
La LDH rappelle : "derrière les écrans, les mots ne sont pas sans conséquences : ils peuvent atteindre profondément la dignité, l’intégrité et la vie personnelle de celles et ceux qui en sont victimes".
Il convient de rappeler que la discrimination "repose notamment sur le fait de traiter différemment une personne en raison de son origine, de son sexe, de sa situation familiale, de son apparence physique, de son état de santé, de son handicap, de son âge, de son lieu de résidence, de son orientation sexuelle, de son identité de genre, de ses opinions ou encore de ses activités syndicales ou associatives".
Ces distinctions, lorsqu’elles répondent aux critères définis par la loi, peuvent constituer des infractions pénalement sanctionnées. Pour un auteur majeur, les peines vont jusqu'à 2 ou 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende (notamment si la victime a moins de 15 ans ou en présence de circonstances aggravantes).
- Un appel aux acteurs politiques, sportifs et éducatifs -
La LDH Réunion appelle l’ensemble des responsables politiques, éducatifs, sportifs, associatifs et institutionnels à condamner clairement ces pratiques et à poursuivre, collectivement, le travail de prévention et d’éducation nécessaire pour faire reculer toutes les formes de haine, de discrimination et de harcèlement.
La défense des droits humains commence par un principe simple : aucune personne ne doit être humiliée, discriminée ou harcelée en raison de ce qu’elle est ou de son apparence.
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