Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État est votée. Un divorce douloureux qui assure la liberté de conscience et la liberté de culte. Sa mise en application sera faite par le gouvernement de Maurice Rouvier, puis celui de Georges Clemenceau.
L'encyclopédie du Larousse rappelle les articles 1 et 2 de la loi de 1905, selon la version consolidée du 12 mars 2015 :
Article 1. La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.
Article 2. La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, sont supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites aux dits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

On ne parle jamais des articles qui suivent les 2 premiers.
Or, il est dit que les célébrations de cultes sont publiques (article 25), donc tout le monde devrait pouvoir entrer dans une mosquée ou une synagogue, voire une église, sans être regardé de travers ou avec suspiscion.
Les réunions politiques sont interdites dans les lieux de culte (article 26) donc aucun propos ne remettant en cause l'Etat, ou notre mode de vie en société ne devrait être toléré, d'autant plus que la provocation à désobéir aux lois ou soulever les citoyens les uns contre les autres est délit, que l'article 35 punit jusqu'à 2 ans de prison.
Si on revenait à ces bonnes règles, il n'y aurait plus de subversion s'appuyant sur la religion, et la laïcité en serait mieux défendue.
Il faut arrêter de faire prévaloir la prétendue tolérance, le soit-disant droit à la différence sur les règles de vie en société. Ceux qui s'appliquent à destabiliser la société s'appuient sur ce droit de l'hommisme pour tenter d'imposer une dictature religieuse.