(Actualisé) Ce jeudi 22 janvier 2025, la Chambre d’agriculture de La Réunion a adressé ses vœux à la presse. À cette occasion, son président, Olivier Fontaine, a annoncé une mobilisation du monde agricole le mardi 27 janvier 2026, devant la préfecture, notamment aux côtés des syndicats Jeunes Agriculteurs et FDSEA (Photo sly/www.imazpress.com)
"Nous n’en pouvons plus. Il faut des réponses et des solutions concrètes à nos difficultés", a déclaré Olivier Fontaine, évoquant une situation de plus en plus critique pour les agriculteurs réunionnais. Les agriculteurs réunionnais comptent bien se faire entendre le 27 janvier prochain devant la préfecture. L'objectif : "faire remonter toutes les doléances" et rappeler que "l’agriculture nous concerne tous".
Face aux aléas climatiques, à la hausse des coûts de production, aux contraintes économiques nationales et internationales, le président dresse le constat d’une morosité agricole grandissante, marquée par l’augmentation des friches et une baisse inquiétante du tonnage de canne sur la campagne 2024-2025. "Ce n’est pas par manque de volonté, mais par manque de capacité à produire", insiste-t-il. Écoutez.
Malgré ce contexte tendu, Olivier Fontaine rappelle le rôle central de la Chambre. "Notre promesse reste la même : produire, protéger et accompagner les agriculteurs".
- Vers une filière canne bio -
Sur la filière canne, Olivier Fontaine se montre ferme : "Malgré les difficultés, arrêter de produire la canne, ce n’est plus un débat. Au contraire, elle a encore de l’avenir". Il rappelle son poids économique et social. "Le secteur concerne plus de 2.000 planteurs et 15.000 emplois", assure le président de la Chambre. Des travaux sont d'ailleurs en cours sur une filière canne bio, avec pour projet d'ouvrir une micro-usine sur l'île. Une étude est lancée afin d'évaluer la faisabilité de ce projet.
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Olivier Fontaine alerte également sur les dossiers européens, notamment le POSEI, dont il redoute la remise en cause : "Nous demandons un fonds dédié spécifique aux Outre-mer, à hauteur des besoins".
Même inquiétude sur le FEADER, jugé trop instable, et sur le projet de loi de financement 2026, après le recours au 49.3, laissant planer le doute sur la prise en compte des revendications agricoles. "Nous attendons de voir si les remontées faites au gouvernement seront bien prises en compte dans le budget, 2026".
Enfin, le président dénonce les conséquences des accords commerciaux, notamment le Mercosur, et la concurrence des importations : "Si on nous donne les moyens, on arrive à produire localement. On est passés de 800 à 1.200 tonnes d’oignons péi", insiste Olivier Fontaine. "De plus en plus de produits rentrent à La Réunion. Certains ne respectent pas les normes qui nous sont imposées localement. Nous subissons déjà suffisamment l'importation. Alors nous serons très vigilants quant à la suite du Mercosur".
- Une année dense pour l'agriculture réunionnaise -
Il souligne une année 2025 dense, marquée par le Salon de l’agriculture ou encore le cyclone Garance. Le président se félicite également du redressement financier de la Chambre, avec un budget primitif qui devrait être excédentaire, après plusieurs mois de travail sur un plan de restructuration demandé par le préfet.
Parmi les priorités à venir, un nouveau projet stratégique articulé autour de trois axes : sécuriser les porteurs de projets, notamment les jeunes agriculteurs avec la création d’un guichet unique à l’installation, créer de la valeur via la transformation et l’aménagement du territoire, et renforcer le rôle de la Chambre comme acteur central de l’agriculture réunionnaise, en développant partenariats et outils numériques.
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