Les 52 agriculteurs de la Confédération paysanne, dont des membres de la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER) arrêtés mercredi après être entrés dans une annexe du ministère de l'Agriculture sont sortis de garde à vue sans poursuite judiciaire ce jeudi 15 janvier 2026.
"Seuls des autocollants ont été constatés dans les locaux dans lesquels les personnes avaient pénétré. L'exploitation des vidéosurveillances a permis de voir un groupe de personnes munies de banderoles et cartons occuper l'entrée et le sas d'une annexe, sans commission de violences ni de dégradation", a relaté le parquet contacté par l'AFP.
En conséquence, le ministère public "a classé en raison de l'absence d'infraction suffisamment caractérisée, pour l'ensemble des personnes interpellées" pour dégradations d'un bien public en réunion et participation à un groupement en vue de commettre des dégradations.
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Dans une publication Facebook, le représentant de la CGPER, Jean-Michel Moutama, "réaffirme son attachement au dialogue, au respect du droit de manifester et à la prise en compte des réalités agricoles des DROM".
La Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion "appelle les autorités à faire preuve d’apaisement et à engager sans délai des échanges constructifs avec l’ensemble des organisations agricoles mobilisées".
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Mercredi, une centaine d'agriculteurs de la Confédération paysanne réunis dans l'enceinte de la direction générale de la performance économique étaient entrés dans une annexe du ministère, en déployant une banderole "L'agriculture, on veut en vivre, pas en mourir".
Selon une source policière, ils étaient munis de banderoles, bombes de peinture, fumigènes et d'un cutter. Un responsable du ministère de l'Agriculture a porté plainte, selon la même source.
"Un grand merci, et une grande fierté. Parce qu'on est là pour défendre les petits paysans, c'est pour ça qu'on est là", s'est écrié Jean-Michel Sauvage, agriculteur bio dans le Pas-de-Calais, en sortant du commissariat du XIIIe arrondissement sous les applaudissements de militants, a constaté un journaliste de l'AFP.
Devant le commissariat, une centaine de militants et membres de la Confédération paysanne, de la CGT, de Solidaires et d'autres associations écologistes s'étaient rassemblés dans la matinée pour les soutenir.
Des élus de gauche, dont l'écologiste Sandrine Rousseau, étaient également présents.
"On dénonce clairement la répression démesurée que subit la Confédération paysanne", a déclaré à l'AFP Nina Lejeune, secrétaire nationale du syndicat agricole.
Les élus syndicaux présents se sont également insurgés contre ce qu'ils décrivent comme un "deux poids, deux mesures" entre la Confédération paysanne et la FNSEA, principal syndicat agricole, dont les 350 tracteurs ont défilé mardi dans Paris jusqu'à l'Assemblée nationale.
"On était rassemblés pacifiquement, il n'y a eu aucun dialogue possible", a affirmé jeudi Nicolas Fortin, secrétaire national de la Confédération paysanne devant le commissariat du XIIIe arrondissement.
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