Il y a un an – le 15 janvier 2024 – le cyclone Belal frappait La Réunion. Routes submergées, emportées, maisons détruites ou à deux doigts de s'écrouler… les dégâts ont été considérables. De nombreuses familles se sont retrouvées sans toit du jour en lendemain. Un an après, certaines n'ont toujours pas pu regagner leur domicile. Selon France Assureurs, le cyclone a occasionné plus de 42.000 sinistres pour un coût global de 100 millions d'euros (Photo : www.imazpress.com)
À La Possession, à la Ravine à Malheur où une famille avait vu son jardin se dérober sous ses yeux, "les habitants logent chez des voisins", indique la mairie.
La famille "est toujours dans l'attente des résultats d'expertise des assurances pour les travaux de remise en état et de consolidation".
Sur la commune, d'autres parcelles ont été endommagées, comme celle route de Mafate, "inhabitable en l'état".
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- À la Grande Chaloupe, les habitants ne veulent pas de relogement -
"Quand le cyclone est arrivé, on était dans la maison. L'eau a commencé à entrer dans la kaz. On a vu la rivière monter et ça a pété" témoignait un habitant de la Grande Chaloupe à Imaz Press. Regardez :
Si un arrêté de péril imminent a été pris par la municipalité de La Possession, "les habitants de la parcelle ont indiqué qu'il ne s'agissait pas de leur lieu d'habitation mais d'une annexe ayant une utilité de lieu de stockage".
Les résidents "se sont engagés à évacuer et ne pas occuper cette annexe lors du déclenchement de la vigilance jaune fortes pluies par Météo France et à évacuer leur habitation principale en cas d'alerte rouge". Ces habitants "ne veulent pas quitter la Grande chaloupe et ne veulent pas de relogement", indique la mairie.
À la Grande Chaloupe, Madame Payet avait elle aussi vu la rivière entrer dans sa maison, creusant le sol de sa maison.
Un an après, quelques aménagements ont été réalisés pour sécuriser les lieux et consolider la partie en suspens.
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- À Saint-Denis, un accompagnement spécifique pour les sinistrés -
Dans le chef-lieu, plusieurs familles ont dû évacuer leur maison, comme dans le quartier de Saint-François où une maison a été détruite par un éboulement.
À la Montagne, des habitants ont vu le sol se dérober sous leurs yeux. Ministre de l'Intérieur à l'époque, Gérald Darmanin s'était rendu au chevet des sinistrés, particulièrement touchés par les intempéries.
Suite au passage de Belal, la mairie indique que "les dossiers dont nous avons connaissance ont été traités avec sérieux. Consciente et soucieuse de l'impact pour les familles concernées, la ville a mis en place un accompagnement spécifique au lendemain du passage du cyclone".
"Nous soulignons cependant que certaines procédures restent longues et complexes. Les services de la ville continuent à suivre ces dossiers, en lien avec les institutions concernées", ajoute la mairie.
- À La Réunion, des zones plus fragiles et exposées aux risques -
Après le passage du cyclone Belal, l’"État a immédiatement mis à disposition des communes l’expertise du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) afin de réaliser des diagnostics des risques sur les habitations en situation de péril", indique la préfecture.
Suite aux intempéries de janvier 2024 (passage du cyclone Belal les 14 et 15 janvier, l’influence de la tempête Candice du 22 au 26 janvier et les fortes pluies orageuses du 27 au 31 janvier), 77 secteurs ont été inspectés.
Pour l’essentiel des cas expertisé, le BRGM a préconisé les recommandations suivantes : la mise en place d’évacuations temporaires en cas d’annonce par Météo France d’évènements pluviométriques intenses ou la mise en place d’évacuations temporaires dans l’attente de la finalisation de travaux de sécurisation.
"Au travers de leur gestion de crise communale, les maires doivent s’assurer que ces préconisations soient respectées", précise l'État.
Selon les chiffres de la DEAL et de l'Insee, "on estime à 11% la population exposée à des risques inondations (soit 98.000 personnes), 56.000 personnes exposées aux mouvements de terrain soit 7% de la population exposée", indiquait Julien Renzoni, chef du service prévention des risques naturels à la DEAL (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement).
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- L'état de catastrophe naturelle reconnu, le coût des dégâts évalué à 100 millions d’euros -
Le préfet l'avait annoncé le lundi 22 janvier 2024, l'état de catastrophe naturelle a été reconnu pour toutes les communes de La Réunion à la suite du passage du cyclone Belal.
Ce qui avait motivé la décision prise par le ministère de l'Intérieur et des Outre-mer - qui avait d'ores et déjà annoncé lors de sa venue sur l'île "débloquer tous les moyens financiers possible", c'est que "l'intensité anormale du phénomène est caractérisée au regard des effets conjugués de l'amplitude de la houle, des vents et de la situation météorologique lors de l'événement".
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En tout, et selon France Assureurs, le cyclone a occasionné plus de 42.000 sinistres pour un coût global de 100 millions d'euros. Il s’agirait du deuxième cyclone le plus coûteux pour La Réunion après le cyclone Dina qui avait touché l’île en 2002 et dont le total des dommages avait atteint 169 millions d’euros.
Les biens des particuliers sont de très loin les plus touchés avec 86 % du nombre de sinistres et 82 % du total des dommages.
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ma.m/www.imazpress.com/redac@ipreunion.com
La ville de saint André est restée 40 ans dans le fénoir avec la famille Virapoullé.
Rien n'a été fait pour moderniser les tuyaux de canalisation.
Avec Bedier la ville se modernise.
Saint André c'est Belal pendant 40 ans.
Juste une question : le fait qu'une personne sur deux ici ait l'impression de se balader avec une voiture de 2,5 tonnes pourrait-il contribuer à ces violentes intempéries ?
tant que l'on construira n'importe où...............on bouche les ravines personne ne voit rien si c'est le cas ce n'est pas de mon ressort ce n'est pas mon service. Ne pas oublier l'EAU reprend toujours sa place et pousse tout sur son passage. En ce moment c'est à la mode, remplacer les grands caniveaux par des tuyaux sous dimensionnés ................après c'est la faute aux cyclones