La Cinor mise sur l'avenir et met l'accent sur la gestion de l'eau et l'évolution des transports en commun

  • PubliĂ© le 17 septembre 2026 Ă  02:58
conseil communautaire de la CINOR

Le Conseil communautaire de la Cinor du mercredi 16 septembre 2026 a mis deux thématiques à l'honneur : la gestion de l'eau et les transports en commun. Deux sujets d'importance et d'avenir pour les administrés de cette intercommunalité. (Photos : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

" Dans le contexte actuel, notre responsabilité n’est pas de subir l’incertitude, mais de construire, ici, des réponses locales, concrètes et solidaires". Pour introduire le conseil communautaire du mercredi 16 septembre, le président de la Cinor Jacques Lowinsky choisit des mots forts avant de détailler les projets à venir de l'intercommunalité du Nord dans le domaine des transports en commun, de l'assainissement de l'eau et de la gestion des cimetières.

Le soutien et le développement des transports publics constituent un enjeu important pour la Cinor. Le budget qui est alloué au réseau de bus peut en attester. En 2025, les recettes du groupement Crystal, délégataire de service public pour le réseau Citalis, s'élèvent à 49.633.799 euros, dont 42.395.083 euros abondés par la Cinor.

- Des transports en commun appelés à se développer -

Un budget qui va permettre de financer des améliorations dans le service apporté aux usagers de ces transports. En 2025, 8.776 personnes ont déjà utilisé le service de Transport à la Demande. Ce service a pour objectif de transporter des voyageurs, après réservation, sur des horaires nocturnes de 21 h à minuit. En 2026, l'objectif est de doubler l'offre proposée en passant de 100.000 à 200.000 kilomètres par an.

Deux programmes sont également appelés à se développer. La ligne Baobab, lancée en juin 2026, pour relier Sainte-Suzanne au Chaudron avec un minimum d'arrêt, est actuellement en phase d'expérimentation.

Mais une concertation publique va être lancée auprès des habitants des trois communes de la Cinor pour recueillir leurs observations avant d'amplifier le réseau Baobab. Par ailleurs, le téléphérique Payanké a également été évoqué avec l'achat d'un terrain de 267 km2 le long du Boulevard Sud. Un terrain estimé à 211.000 euros et où sera construite la station "Hôpital".

- Une ressource en eau à sécuriser -

Autre sujet d'importance, la gestion de l'eau. Selon la Cinor, les rapports de rendement des réseaux d'eau sont globalement satisfaisants sur le territoire intercommunal avec un taux de 66,3% à Sainte-Marie, de 69,9% à Saint-Denis et de 80,9% à Sainte-Suzanne.

Par ailleurs, la station d'épuration du Grand Prado a également occupé le conseil. Selon le rapport 2025 de l'exploitant du Grand Prado, "les charges de pollution reçues en entrée de station sont moindres qu'en 2024, marquant un retour à la normale".

Pour Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis, un autre problème se pose toutefois. Celui de la réutilisation concrète des eaux issues de cette station d'épuration. "Nous ne voulons pas utiliser de l'eau potable à Saint-Denis pour arroser les parcs et les jardins. Alors que cette eau du Grand Prado peut être mise à disposition car considérée comme conforme."

- Une évolution pour le cimetière de Bois-Rouge -

Pour l'élue, la ressource en eau constitue un enjeu capital pour l'avenir. Et Ericka Bareigts a insisté sur la nécessité pour sa ville de bénéficier d'une part suffisante du projet Meren qui vise à sécuriser l'eau potable dans les micro-régions du Nord et de l'Est. "Saint-Denis a été exclue de ce projet et nous ne l'accepterons pas. On ne peut pas exclure toute une population de cette ressource", affirme-t-elle.

De manière moins centrale, une évolution du cimetière de Bois-Rouge à Sainte-Marie a été proposée avec une réduction de la durée des concessions de 30 à 15 ans. Par ailleurs, une nouveauté, des caveaux aériens, aussi appelés enfeus, vont être bientôt disponibles.

On peut aussi noter que la Cité des Arts, qui fête ses dix ans cette année, a vu sa fréquentation augmenter en 2025 avec 96.233 visiteurs contre 85.160 en 2024. L'an dernier, la Cinor a financé cet équipement culturel à hauteur de 3.323.111 euros.

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1 Commentaires
Mieux que la Ciivis
Mieux que la Ciivis
1 heure

Cinor est bien mieux géré que la Civis.