Après la visite du président candidat à sa réélection Nicolas Sarkozy, le syndicat enseignant FSU dénonce, dans un communiqué publié le vendredi 6 avril 2012, les vérifications d'identité et garde à vue qui ont eu lieu en marge de son passage.
Selon la FSU, "la seule faute " des personnes interpelées était " d'avoir souhaité exprimer leur rejet de la politique foncièrement anti-sociale mise en oeuvre depuis maintenant 5 ans "." Dès son arrivée à l'aéroport, de nombreux militants parfaitement pacifistes ont été tenus à l'écart de la zone aéroportuaire ", relate le syndicat enseignant qui dénonce des " méthodes profondément brutales illustrent, une fois de plus et si besoin était, les dérives anti-démocratiques qui traversent notre pays depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007. "
" Ainsi donc il n'est pas possible aujourd'hui de dire ni au président ni au candidat que la casse des services publics, les contre-réformes qui percutent l'Education Nationale, les suppressions de postes sont des mesures injustes ", estime la FSU.
Le communiqué, signé de son président Christian Picard, dénonce " la disproportion dont ont fait preuve les forces de l'ordre ce mercredi 4 avril face à ceux qui souhaitaient simplement dire haut et fort que les urnes permettront peut-être d'en finir avec l'entreprise généralisée de démolition de tout ce qui construit et structure les solidarités et permet d'avancer dans une société plus égalitaire. "
