Biologie médicale et proximité des soins

La mobilisation continue

  • PubliĂ© le 13 novembre 2012 Ă  05:53
Laboratoire d'analyse

AprĂšs une semaine de fermeture des sites et laboratoires de biologie mĂ©dicale et une semaine d'arrĂȘt des tĂ©lĂ©transmissions des feuilles de soins, les principales organisations et rĂ©seaux de biologistes, rĂ©unis au sein de la PEP (plateforme d'exercice professionnel) ont dĂ©cidĂ© de poursuivre leur mobilisation. Prochaine action : une nouvelle semaine d'arrĂȘt des tĂ©lĂ©transmissions des feuilles de soins vers les CPAM (caisses primaires d'assurance maladie) Ă  partir du lundi 26 novembre 2012. Nous publions ci-dessous leur communiquĂ©.

 "Une mobilisation historique en France et à La Réunion !

60% d’arrĂȘt de la tĂ©lĂ©transmission des feuilles de soins du 29 octobre au 4 novembre en France, 80% Ă  La RĂ©union, 80% de fermeture des sites et laboratoires de biologie mĂ©dicale tous les aprĂšs-midis de la semaine du 5 au vendredi 9 novembre en France et 100% Ă  La RĂ©union
les actions initiĂ©es par la PEP ont Ă©tĂ© largement suivies par les biologistes libĂ©raux de France et relayĂ©es par les mĂ©dias. A noter une mobilisation exceptionnelle Ă  La RĂ©union avec 80% d’arrĂȘt de la tĂ©lĂ©transmission des feuilles de soins du 29 octobre au 4 novembre et 100% de fermeture des sites et laboratoires de biologie mĂ©dicale tous les aprĂšs-midis de la semaine du 5 au vendredi 9 novembre.

Il semble que cette premiÚre mobilisation exceptionnelle ait été entendue et permette une amorce de dialogue. Les représentants de la PEP ont été contactés par le cabinet du Directeur général de la CNAMTS et un rendez-vous a été pris pour le 15 novembre en fin de journée. Toutefois, la PEP entend rester vigilante et maintiens ses actions comme prévues.

Un dĂ©but d’écoute, mais pas encore de rĂ©el dialogue !

Dans l’attente de ce rendez-vous mais surtout d’un retour du MinistĂšre des Affaires sociales et de la SantĂ©, les reprĂ©sentants de la PEP ont donc dĂ©cidĂ© de rester mobilisĂ©s et unis. La situation est aujourd’hui telle qu’elle oblige l’ensemble des acteurs de la biologie mĂ©dicale libĂ©rale française Ă  poursuivre leur action afin d’ĂȘtre entendus au plus haut niveau. La PEP et ses reprĂ©sentants ne lĂącheront donc rien de la pression qu’ils exercent via les arrĂȘts de tĂ©lĂ©transmissions de feuilles de soins et continueront d’exercer celle-ci tant que de rĂ©elles avancĂ©es et propositions n’auront Ă©tĂ© obtenues.

La Plateforme d’Exercice Professionnel (PEP) regroupe tous les syndicats nationaux et rĂ©gionaux, les rĂ©seaux de laboratoires, les syndicats de jeunes biologistes et les associations. L’urgence de la situation Ă©conomique et l’absence de dialogue constructif avec les tutelles ont poussĂ© l’ensemble de ces acteurs Ă  se regrouper pour faire entendre une vĂ©ritĂ© commune Ă  tous : la direction Ă©conomique prise par les pouvoirs publics condamne la biologie mĂ©dicale française.

Biologie médicale, une situation au bord de la rupture


Pour rappel, plus de 70% des diagnostics reposent aujourd’hui sur la biologie mĂ©dicale et le maillage territorial que reprĂ©sentent les 3 800 structures. Depuis 2008, sous l’effet notamment des mesures draconiennes des diffĂ©rentes Lois de finance de la SĂ©curitĂ© sociale (LFSS), les emplois salariĂ©s au sein des laboratoires de biologie mĂ©dicale sont en chute. L’actuel Projet de Loi de Financement de la SĂ©curitĂ© Sociale entraĂźnera la perte de 8 000 emplois Ă  court terme dans le secteur de la biologie mĂ©dicale en France et entrainera la fermeture de nombreux sites gĂ©nĂ©rant de nouvelles dĂ©sertifications des soins et du diagnostic. Le PLFSS tel qu’il est conçu actuellement ne tient donc absolument pas compte de cette nĂ©cessaire proximitĂ©.

De fait, la biologie mĂ©dicale française a dĂ» s’engager Ă  marche forcĂ©e vers l’accrĂ©ditation rĂšglementaire ; l’effort financier demandĂ© a fragilisĂ© les laboratoires qui ont cru en cette rĂ©forme. Les ponctionner lourdement aujourd’hui reviendrait Ă  anĂ©antir une profession qui prend soin de 500 000 patients chaque jour.

Pourtant des mesures conjuguant Ă©quilibre budgĂ©taire – indispensable en ces temps de crise - et santĂ© publique existent. Les membres de la PEP en proposent plusieurs – contrats quinquennaux avec la CNAMTS via une maĂźtrise mĂ©dicalisĂ©e des volumes, contrat de prĂ©vention avec le MinistĂšre de la Santé  - mais encore faut-il qu’ils soient entendus des pouvoirs publics !"

 

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