Transporteurs en colĂšre

L'Aveca ouverte au dialogue

  • PubliĂ© le 8 septembre 2009 Ă  15:00
Lundi 31 août 2009

Barrage routier sur la RN1

AprĂšs le coup de colĂšre, l'heure est au dialogue pour l'Aveca (association pour la valorisation des entreprises commerciales et artisanales). Dans un fax adressĂ© ce mardi 8 septembre 2009 au prĂ©fet de La RĂ©union, Laurent Boyer, prĂ©sident de l'Aveca, a appelĂ© Ă  une ouverture du dialogue. "Nous sommes prĂȘt Ă  nous asseoir autour de la table", affirme t-il. Mais face Ă  "l'urgence de la situation", il n'exclut pas d'autres actions si "la situation n'Ă©volue pas".

Le rĂ©cent blocage des routes a Ă©tĂ© trĂšs mal perçu par les RĂ©unionnais et le prĂ©sident de l'Aveca en est conscient. C'est pour "mettre fin Ă  cette image de vilain petit canard" que l'association a choisi le dialogue. "Il n'y a que les signataires de l'accord Novelli qui sont reçus Ă  la prĂ©fecture. Nous voulons aussi ĂȘtre reçu pour discuter de ce protocole", explique Laurent Boyer.

MalgrĂ© les changements au protocole apportĂ©s par le prĂ©fet le 1er septembre dernier, les transporteurs ne sont pas encore satisfaits. "J'attends qu'une loi soit adoptĂ©e sur la modification apportĂ©e", indique le responsable d'association. "Pour l'instant, elle est contraire Ă  l'article 37 de la LODEOM", ajoute t-il. Cette modification, c'est la possibilitĂ© pour le chef d'entreprise de prĂ©senter ses dĂ©clarations sociales et fiscales et non plus l'obligation d'ĂȘtre Ă  jour de ses charges salariales et patronales. "C'est dĂ©jĂ  une premiĂšre avancĂ©e mais il faut que ce soit lĂ©gifĂ©rĂ©", rĂ©pĂšte Laurent Boyet.

L'Aveca souhaite Ă©galement rencontrer HervĂ© Novelli, secrĂ©taire d'Etat chargĂ© du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation. "Nous voulons aborder les problĂšmes sociaux et fiscaux", prĂ©cise le prĂ©sident de l'Aveca. Il souhaite Ă©galement aborder la question de l'intĂ©gration du secteur du BTP dans la zone franche globale d'activitĂ©. Enfin, il propose Ă©galement de penser Ă  "l'aprĂšs tram-train". "Lorsque le tram-train sera terminĂ©, nous nous retrouverons dans la mĂȘme situation qu'ajourd'hui, en crise. Il faut donc d'ores et dĂ©jĂ  rĂ©flĂ©chir Ă  al façon de rebondir sans attendre 10 ans", propose Laurent Boyer.

Ces questions seront mise en avant si une rencontre avec le prĂ©fet est prĂ©vue. En attendant, l'Aveca rĂ©flĂ©chit aux actions Ă  mettre en place. "Nous sommes dans une situation difficile. Ça ne nous rĂ©jouit pas de bloquer les routes mais s'il faut le faire, nous le ferons", prĂ©vient-il. Mais pour l'instant, aucune possibilitĂ© n'est privilĂ©giĂ©e.
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