Un nouveau " Code de la communication " a été voté le 7 juillet dernier à Madagascar. Ce texte est un danger pour la liberté de la presse selon le Syndicat national des journalistes et Solidaires Réunion. Nous diffusons leur communiqué en intégralité, ci-aprÚs.
Comment un gouvernement dĂ©mocratique peut-il ainsi vouloir museler la presse de son pays ? Câest ce qui se passe Ă Madagascar, avec le vote dâun nouveau " Code de la communication " le 7 juillet dernier. Ce texte prĂ©voit par exemple des amendes variant entre un et six millions dâariary, alors quâun rĂ©dacteur en chef gagne moins dâun million dâariary (moins de 300 âŹ) par mois. Les amendes prĂ©vues par l'article 20 de la loi sur la cybercriminalitĂ© vont jusqu'Ă 100 millions d'ariary (plus de 28 000 âŹ). Elles s'appliquent pour les cas de diffamation des autoritĂ©s politiques ou des agents publics.
Parmi les infractions (dĂ©lits) de presse, on trouve par exemple " toute incitation, par tout support audiovisuel, Ă sâabstenir de participer Ă des fĂȘtes nationales ". Ou encore la " publication, diffusion ou reproduction (dâune information) de nature Ă Ă©branler la confiance du public en la soliditĂ© de la monnaie ".
En cas de rĂ©cidive dans ces " infractions de presse ", le juge pourra ordonner la confiscation du matĂ©riel et fermer dĂ©finitivement lâentreprise. De plus, la couverture audiovisuelle nationale serait rĂ©servĂ©e aux stations publiques, et interdites aux stations privĂ©es. Il est clair que ce texte vise Ă faire taire les mĂ©dias dâopposition politique, ce qui est incompatible avec
Sensible aux difficiles conditions de travail de nos confrĂšres et consoeurs malagasy, le Syndicat national des journalistes (section RĂ©union-ocĂ©an Indien) exprime son indignation suite Ă ce vote. Il demande aux autoritĂ©s françaises de sâadresser au gouvernement malagasy pour lui demander de ne pas appliquer ce " Code de la communication ". Le SNJ RĂ©union-ocĂ©an Indien fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider nos confrĂšres et consoeurs malagasy, notamment le " Mouvement pour la libertĂ© dâexpression " qui
Ho ela velona anie ny fahalalahan'ny asa fanaovan-gazety ! (Vive la liberté de la presse !)
SNJ Réunion-océan Indien
