Chemin Furcy-Pitou : la FRBTP appelle l’ensemble des parties à la responsabilité et demande une solution d’urgence

  • Publié le 16 septembre 2026 à 16:48
  • Actualisé le 16 septembre 2026 à 16:53
Anthony LEBON. Président de la FRBTP

La FRBTP Réunion alerte sur les conséquences désormais majeures de la situation du chemin Furcy-Pitou, à Saint-Benoît, pour l’activité des entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics de l’Est et du Nord de La Réunion. Près de 30 chantiers et 600 salariés sont touchés, avec un risque de chômage technique. Sans être parties au différend, ces entreprises en subissent directement les effets. La Fédération appelle toutes les parties à reprendre le dialogue sans délai et saisit ce jour le Préfet de La Réunion. (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)

La restriction de circulation des poids lourds et les difficultés d’approvisionnement qui en résultent touchent directement de nombreux chantiers. À ce stade, près d’une trentaine d’opérations sont ou pourraient être affectées : ruptures d’approvisionnement en béton et en granulats, équipes et matériels immobilisés, plannings désorganisés, surcoûts logistiques.

Ces chantiers mobilisent environ 600 salariés, qui risquent d’être placés en chômage technique si la situation se prolonge. Selon une première estimation indicative de la Fédération, le coût pour les entreprises concernées est de l’ordre de 200 000 euros par jour, soit près d’un million d’euros au terme d’une semaine ouvrée.

- La FRBTP ne prend pas parti dans le différend -

La FRBTP n’a pas vocation à arbitrer le différend qui oppose la commune de Saint-Benoît aux industriels concernés, notamment sur la prise en charge financière de la remise en état de la voirie. Chaque partie dispose d’arguments qui doivent pouvoir être entendus.

La Fédération respecte les prérogatives de la collectivité, les impératifs de sécurité et de préservation de la voirie, tout comme elle entend les contraintes des industriels et des transporteurs. Sa position est volontairement neutre et factuelle, guidée par un seul objectif : préserver l’activité économique, les entreprises, les emplois et la réalisation des ouvrages dont le territoire a besoin.

- Les entreprises du BTP ne peuvent devenir les victimes collatérales de cette situation -

Les entreprises qui réalisent les chantiers concernés ne sont pas parties au différend. Elles continuent pourtant de supporter leurs charges, leurs salariés, leurs matériels et leurs engagements contractuels, alors que certaines ne disposent plus des matériaux indispensables à la poursuite de leurs travaux. Faute de solution rapide, le recours au chômage technique deviendra inévitable pour une partie des 600 salariés concernés.

Chaque journée supplémentaire accroît les risques de retards contractuels, de désorganisation des autres corps d’état, d’immobilisation des personnels et des matériels et, à terme, de fragilisation d’entreprises déjà confrontées à une conjoncture difficile.

"Les entreprises de l’Est n’ont pas choisi ce différend, mais ce sont elles qui en paient aujourd’hui le prix. Nous ne demandons pas que l’on donne raison à une partie contre une autre. Nous demandons que chacun prenne la mesure des conséquences et contribue, dès cette semaine, à une solution", Anthony Lebon, président de la FRBTP Réunion.

- Un appel à toutes les parties et une saisine du Préfet -

La FRBTP Réunion appelle l’ensemble des parties à reprendre immédiatement le dialogue afin de dégager une solution transitoire assurant la continuité des approvisionnements, dans des conditions compatibles avec la sécurité des usagers et la préservation de la voirie.

Au-delà de l’urgence, cette situation démontre une nouvelle fois la nécessité d’une solution pérenne pour la desserte de la zone industrielle et des carrières de l’Est.

La FRBTP saisit ce jour Monsieur le Préfet de La Réunion afin de l’alerter sur l’ampleur des conséquences économiques et de solliciter la mobilisation de l’État pour faciliter, dans le respect des compétences de chacun, une issue rapide.

L’intérêt général, la continuité des chantiers et la préservation des entreprises et des emplois doivent primer.

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