Alors que se rapproche la saison tant attendue des letchis, les producteurs font grise mine, tandis que les consommateurs ne devraient pas tarder à déplorer l'absence de ces fruits sur les étals. en raison d'une mauvaise météo, la production 2017 ne constituerait que 30% de celle observée l'an dernier. Les mangues, elles aussi, connaissent une baisse de production significative. Un coup dur pour les agriculteurs.
L'Ă©tĂ© austral arrive et rime avec les fĂȘtes de fin d'annĂ©e. Malheureusement, les tables rĂ©unionnaises risquent de subir l'absence d'un ingrĂ©dient inportant de la saison. Les traditionnels et dĂ©licieux letchis, vĂ©ritables emblĂšmes de La RĂ©union, pourraient ne pas ĂȘtre suffisants, tant la production annoncĂ©e risque d'ĂȘtre faible. Les professionnels de la filiĂšre sont inquiets et s'attendent Ă une nette baisse de quantitĂ© de fruits sur les Ă©tals. ConsĂ©quence des arbres qui n'ont que trĂšs peu fleuri, la faute Ă un hiver trop chaud, raison pour laquelle les pieds de letchis n'ont pas assez "stressĂ©". "Quand l'hiver arrive, l'arbre se "stresse" pour pouvoir mettre en place ses mĂ©canismes de fleuraison dans le but de se reproduire, en faisait des fruits. LĂ , les conditions Ă©taient bonnes, les arbres n'ont pas enclenchĂ© leur mĂ©canisme" explique Eric Lucas, technicien au sein de la Chambre d'Agriculture.
Une annĂ©e tellement maigre que les fruits pourraient venir Ă manquer, et le prix, Ă flamber. "Nous n'aurons pas de letchis Ă 1 euro, c'est certain", dĂ©plore Eric Lucas. Pour la comparaison, la production de letchis 2016 rĂ©alisait un chiffre d'affaires d'environ 5 millions d'euros, selon les donnĂ©es de la Chambre d'agriculture. Une bonne annĂ©e qui avait permis Ă la filiĂšre rĂ©unionnaise de se positionner sur plusieurs marchĂ©s Ă l'export pour les mois de novembre et dĂ©cembre, "malgrĂ© la concurrence malgache". Une visibilitĂ© difficilement atteignable cette annĂ©e puisque les prĂ©visions pour 2017 sont bien moins encourageantes : seul 1,5 million d'euros de chiffre d'affaire devraient provenir de la culture de letchis. Seul point positif : la qualitĂ© des fruits devrait tout de mĂȘme ĂȘtre au rendez-vous.
- Les mangues ne sont pas épargnées -
Les premiers Ă accuser le coup sont bien-sĂ»r les producteurs eux-mĂȘmes, qui, pour certains font dĂ©jĂ une croix sur les trois quarts de leur production. "Nous allons avoir deux semaines de retard par rapport Ă lâannĂ©e derniĂšre et en volume, nous allons rĂ©colter seulement 15 % de la production de lâan dernier", soit une perte de 85% pour 2017, concernant l'exploitation de Dolor Fontaine, qui compte trois hectares de pieds de letchis. Une trĂšs petite annĂ©e qui aura Ă©galement un impact sur les emplois saisonniers. "Nous aurons beaucoup moins de travail", constate l'argriculteur. MĂȘme la multiculture, qui sauve parfois les productions lorsqu'un fruit souffre d'une mauvaise mĂ©tĂ©o, ne permettra pas Ă Dolor Fontaine de rentrer dans ses frais. Les pitayas et les passions ne vont pas mal, mais les loganis d'Australie, qu'il produit Ă©galement, devraient connaĂźtre un sort similiaire aux letchis. De plus, les petits fruits adorĂ©s des RĂ©unionnais mĂ»rissent en pleine pĂ©riode cyclonique.
Autre fruit de saison Ă souffrir d'un hiver austral trĂšs doux : les mangues pĂ©i. LĂ -aussi, les producteurs s'attendent Ă un rendement plus faible que celui rĂ©alisĂ© en 2017. Jacqueline Ramassamy cultive des mangues depuis de nombreuses annĂ©es du cĂŽtĂ© de l'Etang Saint-Paul. Ses arbres sont centenaires et s'Ă©tendent sur cinq hectares. ProblĂšme : la floraison a dĂ©jĂ commencĂ© et les fruits semblent se faire rare. "Je ne peux pas encore me prononcer parce quâil faut que jâattende la fin de la nouaison - moment oĂč la fleur se tranforme en fruit - pour savoir si la rĂ©colte sera bonne ou pas" explique Jacqueline qui prĂ©cise par ailleurs ĂȘtre passĂ©e au bio depuis deux ans. Cette rĂ©colte sera dĂ©cisive pour confirmer la viabilitĂ© de cette culture plus respectueuse de l'environnement.
Là -aussi, les chiffres prévus par la Chambre ne sont pas encourageants. Si 3.000 tonnes ont été produites l'an dernier, 2017 ne devrait en compter que 1.200 tonnes, soit moins de la moitié, selon Eric Lucas.
Malheureusement, "les producteurs sont livrés à leur sort". Aucun dispositif n'existe pour indemniser les agriculteurs qui connaissent une baisse significative de production. Les agriculteurs accusent le coup et devront travailler sur leurs fonds propres, espérant une année 2018 plus généreuse.
jm/www.ipreunion.com
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Ben je comprend bien qu'il a pas des fruit mais les vendeur vas emprofite encor sur les malheureux pour s'enrichir c'est comme les bichique a 70⏠le kilos c'est pas bien demprofite sur les malheureux comme eux mĂȘme c'est pour sa dieu fini tourne le dos avec nous nana tros emprofiter