Ce mercredi 20 mai 2026, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a réuni au ministère le comité de pilotage du mémorial national en hommage aux victimes de l’esclavage. Ce projet, volonté du Président de la République, entre désormais dans sa phase de réalisation. Un lieu de mémoire sera inauguré au premier semestre 2027 dans les jardins du Trocadéro à Paris (Photo www.imazpress.com)
Au cœur du projet, "c'est quand même 214.000 personnes dont les prénoms et les noms seront affichés dans un espace qui est en face de la tour Eiffel. Et il fallait ça pour les victimes de l'esclavage", indique à Outre-Mer 360, Serge Romana, fondateur et figure historique du Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98).
Le mémorial sera implanté dans les jardins du Trocadéro, à Paris. "Ce sera dans un lieu aussi symboliquement extrêmement fort, les jardins du Trocadéro, c'est-à-dire là où en 1948 a été adoptée la Déclaration universelle des droits de l'Homme", rappelle la ministre.
Le comité de pilotage doit désormais entrer dans "un travail pratico-pratique pour dessiner ce mémorial et son animation".
L'inauguration est annoncée pour le premier semestre 2027.
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"Donner nom et statut à cette abomination" c’était le souhait de Christiane Taubira, alors députée de Guyane, quand en 1999 elle défendait devant l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à reconnaître l’esclavagisme comme étant un crime contre l’humanité.
Adoptée au Parlement en mai 2001, en voici l'article 1 : "La République reconnait que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité."
Impulsé par Victor Schoelcher le deuxième décret fixant l'abolition de l'esclavage en France a été adopté le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la deuxième République.
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Ce projet de mémorial, volonté du Président de la République, entre seulement dans sa phase de réalisation. Pourtant à La Réunion l'esclavage a été aboli le 20 décembre 1848.
L'esclavagisme qui dans les textes, n'est d'ailleurs toujours pas abrogé en France. Le Code noir, promulgué en 1685, qui encadrait la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises d'Outre-mer n'a jamais été officiellement abrogé.
C'est seulement maintenant, en 2026 qu'Emmanuel Macron soutien l'abrogation symbolique du "Code noir", engagée par le Parlement.
Emmanuel Macron a d'ailleurs ajouté que "la réparation", "immense question", ne devait pas être éludée. "Mais c'est une question sur laquelle il ne faut pas non plus faire de fausses promesses", a-t-il prévenu. "Nous devons avoir l'honnêteté de nous dire qu'on ne pourra jamais réparer ce crime totalement, parce que c'est impossible", "vous ne pourrez pas un jour mettre un chiffre, mettre un mot qui viendrait donner un point final à cette histoire".
L'abrogation du Code noir, doit être débattue le 28 mai 2026.
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