(Actualisé) Ce mardi 13 janvier 2026, Laëtitia Barret avait saisi le tribunal administratif suite au refus de la mairie du Tampon de lui accorder des emplacements sur le site de Miel Vert. Cette dernière s'était installée sur les emplacements qui lui avaient été accordés l'année précédente, mais a été priée de quitter les lieux par la mairie. Le TA a rejeté ce vendredi sa demande, elle doit donc retirer ses manèges du site (Photo : www.imazpress.com)
Cette édition de Miel Vert restera marquée par les tensions entre certains forains et la mairie. Nombre d'entre eux se plaignent de ne pas avoir reçu d'emplacement, et pointent un manque de communication de la commune vis-à-vis de l'organisation de l'événement.
Parmi ces forains, Laetitia Barret, qui a demandé au juge des référés ce mardi "de suspendre l’exécution du refus de la commune de Tampon de lui accorder des emplacements sur le site du festival "Miel Vert" et de la décision du maire lui faisant injonction de quitter les lieux".
Elle réclamait par ailleurs que la commune lui "délivre une autorisation d’occuper les emplacements litigieux" et une condamnation de la commune "à lui verser une somme de 15.550 euros au titre de son préjudice financier et sa perte d’exploitation".
"Mme Baret, qui exerce l’activité de foraine, a présenté, le 24 octobre 2025, une demande auprès de la commune du Tampon pour installer ses manèges sur le site du festival "Miel Vert" se déroulant cette année du 7 au 18 janvier 2026. En l’absence de réponse formalisée par la commune, Mme Baret a commencé à installer, à compter du 22 décembre 2025 ses manèges sur les neuf emplacements qu’elle occupait les années précédentes", détaille l'ordonnance.
"Par un courriel du 30 décembre 2025, l’organisation du festival a expressément informé l’intéressée que sa demande d’occuper les emplacements avait été refusée "en raison de l’absence de documents conformes". Mme Baret a toutefois poursuivi son installation sur le site du festival. Par des courriels du 30 et 31 décembre 2025 et des courriers du 2 et 5 janvier 2026, l’organisation, puis le maire de la commune, ont expressément demandé à Mme Baret de procéder au retrait de ses manèges", rapporte-t-elle.
À la date de la présente ordonnance, "Mme Baret n’ayant pas déféré à l’injonction de quitter les lieux, ses installations sont interdites d’accès par des grillages installés par l’organisateur". "Mme Baret soutient ne plus pouvoir les déplacer en raison du démarrage du festival et la présence de plots en béton."
Le tribunal a finalement rejeté sa requête.
"J’apprends ce jour par la presse que la commune du Tampon a eu la mesquinerie de crier victoire dans l’affaire l’opposant à nous autres forains qui nous sommes battus face à l’arbitraire de cette collectivité", réagit Laetitia Barret ce vendredi soir.
"J’aimerais préciser, que par sa décision le Tribunal n’a statué positivement sur aucun des moyens développés par la mairie (inaliénabilité du domaine public, coup de force, absence d’urgence, conflit provoqué par nous autres)", note-t-elle.
"Si, j’ai pu produire les pièces relatives à la conformité de mon manège, au paiement de mes redevances et à la régularité de mon dépôt, la mairie a été bien incapable de démontrer en quoi mon dossier était incomplet. La mairie n’a jamais non plus été à même de démontrer qu’elle m’avait invitée à compléter mon dossier le cas échéant. J’ai produit 21 pièces prouvant la véracité de mes positions, quand la mairie du Tampon, collectivité disposant de bien plus de moyens que moi n’a été capable d’en produire que quatre, dont deux ne me concernaient pas..", affirme-t-elle.
Le Tribunal "a estimé que la commune du Tampon pouvait légalement faire preuve de complaisance envers certains forains et avoir la dent dure à l’encontre d’autres, quitte à briser des vies et des familles", se désole la foraine.
"Les décisions de justice ne se commentent pas et j’accepte la décision qui a été rendue à mon encontre. Je remercie toutefois la juridiction d’avoir passé un message fort à la Mairie du Tampon en la déboutant de sa demande indemnitaire formée à mon encontre, son avocat estimant que “je lui faisais perdre son temps qui valait au moins 3250 €”."
"Si, le Tribunal a été d’une grande humanité à notre endroit, je ne peux que regretter le comportement odieux de certains acteurs de justice qui vont jusqu’à faire publier des décisions de justice pour s’en vanter", conclut.son droit de réponse.
"Je suis là, je ne lâcherai rien", dit-elle. Ecoutez :
- Tensions avec les forains à Miel Vert -
Ce lundi, un forain de Miel Vert au Tampon s'était retranché dans son camion après avoir vu son matériel être déplacé par la municipalité. Après négociations, il avait finalement accepté de sortir de son véhicule et d'entamer des discussions. La municipalité se défend, expliquant que "dans un souci de sécurité les services communaux ont procédé au retrait des engins appartenant à des forains occupant illégalement le domaine public communal" et a dénoncé des actes violents à l’encontre des agents communaux.
Le couple Nayagom n’a lui pas non plus d’emplacement cette année. "Le vendredi 2 janvier, un placier m’appelle à 21 heures. Il nous dit "On a trouvé un emplacement pour le snack bar" dans la partie commerciale. Nous nous sommes installés comme les deux années précédentes alors que nous étions nombreux à ne pas avoir reçu nos places officiellement", nous expliquait-il lundi.
"Le 4 janvier, le placier vient me voir pour faire les mesures. Je lui redemande pour faire le contrat. Au final, le 5 janvier, on me demande d'enlever mon stand alors que la fête commençait le 7, m'expliquant que mon dossier est bloqué par la hiérarchie", a ajouté Bertrand Nayagom.
Ils ont fini par apprendre que leur place a été attribuée à une autre personne. Sauf que leur snack était déjà installé. "Ce que je ne comprends pas, c'est que s'ils savaient que la place était réservée à quelqu’un d’autre, pourquoi ne nous avoir rien dit, pourquoi ne pas avoir discuté et nous avoir dit de nous installer le 2 janvier."
"Les forains occupent illégalement le domaine public communal, c’est pour cela que la mairie est intervenue ce lundi matin", s'est expliquée la municipalité.
"Lorsque les forains se sont rendus compte que nous avions sécurisé le site, ça les a mis en colère. Et dans le mouvement, ils ont commis des actes graves, de violence envers les agents qui faisaient l'intervention. Donc, menace de mort et aspersion d'essence. C'est quand même très grave. Nous allons porter plainte ainsi que les autres agents communaux", a dénoncé un agent.
J’ai moi même été aspergé d’essence et les forains ont mis ma vie en danger", a affirmé Jacques Kha, en charge de la sécurité.
www.imazpress.com/[email protected]

I donne un pied i prend un caro. Pou une fois la donne la chance a d'autre et bana i ve fait le forcing... l'année prochaine donne pu du tout
Triste pour le forain