La pétition compte déjà 2.600 signatures

Pour 100 % d'aliments bios et locaux servis dans les cantines

  • PubliĂ© le 6 novembre 2017 Ă  02:59
  • ActualisĂ© le 6 novembre 2017 Ă  06:01
Photo Cinor

Le collectif Friyapin po domin relance sa pétition en ligne afin de renforcer l'utilisation des aliments bios et locaux servis aux marmailles dans l'ensemble des cantines des écoles réunionnaises. 2.600 personnes la signaient depuis ce mardi 31 octobre 2017. Objectif : obtenir des repas plus sains pour les enfants.


"Nous constatons une prise de conscience mais il faut accĂ©lĂ©rer et concrĂštement ! PrioritĂ© aux enfants", Ă©crivent les membres de la structure sur la page Facebook de Friyapin po domin. Ils remettront ensuite leur pĂ©tition aux 24 maires et aux reprĂ©sentants du conseil dĂ©partemental. Et souhaitent surtout voir ces Ă©lus entamer des dĂ©marches prioritaires afin d’obtenir 100 % de bio dans les Ă©tablissements scolaires.

 


En dĂ©but d’annĂ©e, le collectif, créé en 2015, lançait une pĂ©tition similaire. Ses bĂ©nĂ©voles effectuent parfois des plantations de fruits Ă  pains dans plusieurs villes du dĂ©partement. Notamment Ă  Saint-Paul. Ils prĂŽnent Ă©galement le retour aux fruits et lĂ©gumes lontan pĂ©i. Ils demandent donc la mise en en place de mesures afin de concrĂ©tiser l’objectif du tout bio dans les cantines.

En mettant Ă  disposition des porteurs de projets des terrains agricoles ou en crĂ©ant des potagers communaux et intercommunaux. Objectif : renforcer le dĂ©veloppement de l’agriculture biologique. Le but reste d’accompagner les producteurs, les acheteurs et les fournisseurs tout en structurant la filiĂšre.

Le collectif justifie sa démarche en évoquant "le désastre sanitaire annoncé" avec un recours trop important aux produits phytosanitaires et aux pesticides dans le cadre de la production agricole.

- "250 tonnes de pesticides" -

"Chaque annĂ©e, 250 tonnes de pesticides sont importĂ©es dans l’üle. Principalement l'herbicide glyphosate contre lequel des centaines de milliers de consommateurs se mobilisent Ă  travers des pĂ©titions, des initiatives et des manifestations citoyennes suite aux controverses sur sa cancĂ©rogĂ©nĂ©itĂ©", ajoutent ses membres en prenant les exemples de Grenoble ou de Saint-Étienne. Ces communes servent en effet 100 % de repas bios aux Ă©coliers.

Et l'argument du coĂ»t Ă©levĂ© de ces produits ne tiendrait pas selon Friyapin po domin.  "Des mesures de rĂ©duction du gaspillage alimentaire peuvent compenser ces coĂ»ts. Nous nous Ă©tonnons de constater dans le commerce que les prix pour les fĂ©culents, sont sensiblement les mĂȘmes que pour les produits issus des cultures intensives. Enfin, quel budget faut-il pour garantir une alimentation saine et la santĂ© Ă  nos enfants", se demandent-ils.

Selon l’Agence Bio, 87 % des parents souhaiteraient que ces aliments soient proposĂ©s dans la restauration scolaire. Reste Ă  voir si l'appel du collectif sera entendu. Et si les Ă©lus des diffĂ©rentes collectivitĂ©s passent des mots aux actes.

ts/www.ipreunion.com
 

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