Utiliser les ressources de la biodiversité marine pour protéger les coques des navires sans avoir recours aux peintures "antifouling" (anti salissures) et sans polluer les océans. Tel est l'objectif du projet Biopaintrop, un nouveau procédé lancé à La Réunion par Qualitropic et l'Arvam (association pour la recherche et la valorisation marines) notamment.
La RĂ©union se lance dans la course pour la mise au point d'un nouveau procĂ©dĂ© qui pourrait ĂȘtre reconnu et dĂ©clinĂ© mondialement. Alors qu'une directive europĂ©enne interdira dĂšs 2014 le recours Ă la plupart des peintures antifouling actuelles, considĂ©rĂ©es comme polluantes pour les ocĂ©ans, le projet Biopaintrop consiste Ă s'appuyer sur les richesses de la biodiversitĂ© marine locale pour trouver et isoler des molĂ©cules naturelles.Ces molĂ©cules, mĂ©langĂ©es Ă une peinture de base, seront ensuite utilisĂ©es pour protĂ©ger les coques des navires, sans polluer la mer. En effet, dans les ocĂ©ans, de nombreuses espĂšces, comme les Ă©ponges, prĂ©sentent naturellement un systĂšme de protection contre les micro-organismes marins qui se fixent sans relĂąche sur les coques.
S'il associe plusieurs partenaires réunionnais et métropolitains, le projet Biopaintrop est piloté de notre ßle. Il est encadré et mis en scÚne par Qualitropic, et porté par l'Arvam (association pour la recherche et la valorisation marines).
