Dans un nouveau courrier envoyĂ© ce jeudi 2 juin 2016, le Conseil ReprĂ©sentatif des Français d'Outre-Mer (CREFOM) demande Ă Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Ă©ducation nationale, de suspendre la nomination pour le poste de MaĂźtre de confĂ©rences laissĂ© vacant par Sudel FUMA. Dans ce courrier, le Crefom fait part de "ses certitudes concernant les irrĂ©gularitĂ©s constatĂ©es lors du concours de recrutement". Le Conseil d'administration de l'UniversitĂ© de La RĂ©union du 26 mai 2016 ayant validĂ© le recrutement sur le poste, il appartient dĂ©sormais Ă la ministre de prendre l'arrĂȘtĂ© de nomination.
Cela fait maintenant plusieurs semaines que le recrutement d'une candidate nantaise pour succĂ©der Ă Sudel Fuma suscite la polĂ©mique. Mais cette fois, le Crefom, par la voix de son prĂ©sident Patrick Karam, enfonce le clou et affirme Ă la ministre avoir acquis la conviction que des irrĂ©gularitĂ©s ont entĂąchĂ© le concours, "sur la base des rencontres quâil a eu avec les historiens rĂ©unionnais et Ă la lecture des documents quâil eu lâopportunitĂ© dâexaminer lors de son sĂ©jour Ă La RĂ©union" (lire ci-dessous).
Le Crefom attend ainsi que "Najat Vallaud-Belkacem intervienne afin dâobtenir lâannulation de ce concours et sa reconduction dans des conditions exemptes de toute irrĂ©gularitĂ© et partialitĂ© et compte tenu de lâurgence de prendre une mesure de suspension de lâarrĂȘtĂ© de nomination qui va lui ĂȘtre soumis", "afin de permettre Ă la nouvelle gouvernance de lâuniversitĂ© de procĂ©der au rĂ©examen de ce dossier dans la sĂ©rĂ©nitĂ©. "
Patrick Karam dit Ă la ministre avoir pu mesurer lors de son bref sĂ©jour Ă La RĂ©union, "lâĂ©moi et lâindignation des RĂ©unionnais dans cette affaire qui rĂ©vĂšle encore une fois la confirmation dâune impression de plus en plus partagĂ©e que mĂȘme Ă compĂ©tence supĂ©rieure le rĂ©unionnais nâaccĂšde pas aux responsabilitĂ©s". Il lâalerte sur la mobilisation des associations culturelles qui sâamplifie et câest dans un souci de rĂšglement amiable que le CREFOM avait sollicitĂ© son intervention pour un contrĂŽle de lĂ©galitĂ© avant la dĂ©cision du conseil dâadministration.
Enfin le prĂ©sident du CREFOM conclut en dĂ©clarant : " votre dĂ©cision trĂšs attendue sera dâune portĂ©e symbolique forte pour La RĂ©union et en mĂ©moire de lâĂ©minent historien rĂ©unionnais Sudel Fuma. Elle sera perçue comme un message dâespoir Ă lâadresse dâune jeunesse menacĂ©e de dĂ©sespĂ©rance dont la confiance en lâavenir sâeffrite de jour en jour et pourra rassurer les associations aujourdâhui consternĂ©es par cette dĂ©cision. "
Dans sa lettre, le Crefom liste les arguments qui le poussent Ă penser que le dossier doit ĂȘtre rééxaminĂ©
Le courrier, que nous reproduisons, liste une série d'arguments, pour convaincre la ministre de la nécessité de suspendre la nomination.
Le Crefom prĂ©cise quâil a dĂ©couvert que le recrutement sur le poste de MaĂźtre de confĂ©rence N° 003, " Histoire de lâesclavage, de lâengagisme et de lâĂ©conomie sucriĂšre dans les colonies du sud-ouest de lâocĂ©an Indien, XIIIe-XIXe siĂšcles " Ă lâuniversitĂ© de La RĂ©union, vacant depuis juillet 2014, avait fait lâobjet dâun concours infructueux en 2015 en raison de pressions subies par le prĂ©sident du comitĂ© de sĂ©lection le professeur Prosper Eve de lâUniversitĂ© de La RĂ©union qui a Ă©tĂ© placĂ© dans lâimpossibilitĂ© de rĂ©unir ladite commission du fait du dĂ©sistement de derniĂšre minute des membres extĂ©rieurs, de lâuniversitĂ© de Nantes. Le professeur Prosper Eve sâest dâailleurs largement exprimĂ© sur ce point lors de la confĂ©rence de presse du CREFOM le 29 mai 2016 Ă Saint-Denis de La RĂ©union.
Il dĂ©clare donc : " il est clairement apparu que la mise en Ă©chec de la procĂ©dure de recrutement par les Nantais Ă©tait en lien direct avec lâincertitude dans laquelle ils se trouvaient de ne pouvoir obtenir de Prosper Eve la garantie que leur candidate allait ĂȘtre retenue (celle-lĂ mĂȘme qui est aujourdâhui proposĂ©e au recrutement).
Les faits observĂ©s dans la procĂ©dure mise en Ćuvre en 2016 ne font que reproduire le scenario avortĂ© en 2015. "  Â
Il tient Ă souligner quâil ne sâagit pas dans ce dossier dâun problĂšme entre locaux etextĂ©rieurs mais bien dâirrĂ©gularitĂ©s dans la composition du comitĂ© de sĂ©lection dĂ©noncĂ©es parles historiens dans un courrier adressĂ© au Recteur de lâacadĂ©mie de La RĂ©union avant la tenuedu conseil dâadministration du 26 mai 2016.
En complément des informations déjà transmises à la ministre dans son précédent courrier, Patrick Karam porte à sa connaissance les nouveaux éléments à prendre en compte dans ce dossier.
A savoir :
1) Lâexamen des dossiers de chacun des candidats au concours a Ă©tĂ© confiĂ© Ă deux rapporteurs (un local et un extĂ©rieur) Ă lâexception de celui du candidat rĂ©unionnais le plus capĂ© qui a Ă©tĂ© examinĂ© par deux rapporteurs extĂ©rieurs. Cette dĂ©cision prise par le prĂ©sident du ComitĂ© de sĂ©lection constitue une rupture d'Ă©galitĂ© dans le concours.
2) Lâordre du jour de la premiĂšre rĂ©union de ce ComitĂ© de sĂ©lection nâa pas suivi la rĂ©glementation puisque dans cette mĂȘme rĂ©union le prĂ©sident du ComitĂ© a voulu rĂ©partir les dossiers des candidats aux rapporteurs, faire les rapports pour examiner les dossiers et sĂ©lectionner les candidats Ă auditionner. La premiĂšre rĂ©union ne doit dans les textes rĂ©glementaires que permettre la rĂ©partition des dossiers des candidats entre les rapporteurs.
3) Les rĂ©unions successives de ce comitĂ© se sont tenues sans avoir le quorum obligatoire. Du fait de la non- participation des historiens locaux (parmi lesquels le directeur du DĂ©partement Histoire et le directeur du Centre de recherches en Histoire de l'UniversitĂ© de La RĂ©union), la rĂ©glementation du quorum obligeant que quatre personnes soient prĂ©sentes physiquement dans lâUniversitĂ© qui recrute et convoque, nâa pas Ă©tĂ© respectĂ©e. Lâordre du jour des rĂ©unions de ce ComitĂ© de sĂ©lection indiquait clairement que les autres sites (Bordeaux, Paris) Ă©taient en visio-confĂ©rence donc câest bien Ă lâUniversitĂ© de La RĂ©union que devait se trouver les " quatre membres prĂ©sents physiquement "
4) Un courrier de soutien Ă la candidature nantaise Ă©manant de lâUFR dâhistoire de Nantes a Ă©tĂ© lu en sĂ©ance par le prĂ©sident de lâuniversitĂ© avant les dĂ©libĂ©rations du conseil dâadministration restreint du jeudi 26 mai, appelĂ© Ă se prononcer sur le recrutement. A contrario, les arguments des historiens de l'UniversitĂ© de La RĂ©union (qui avaient Ă©crit Ă trois reprises au PrĂ©sident de l'UniversitĂ© pour lui signaler les irrĂ©gularitĂ©s et dysfonctionnement du ComitĂ© de sĂ©lection) n'ont pas Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s aux membres de ce conseil dâadministration. La lecture de ce courrier avant le vote a influencĂ© le choix des membres du conseil dâadministration.
5) La dĂ©cision de recrutement sur ce poste a Ă©tĂ© prise par un Conseil d'Administration restreint en fin de mandat qui dans le cas prĂ©sent et en dĂ©pit dâun calendrier serrĂ©, eut Ă©tĂ© plus inspirĂ© de diffĂ©rer sa dĂ©cision en attendant quâune procĂ©dure plus conforme aux rĂšgles dĂ©ontologiques et lĂ©gales en vigueur soit mise en Ćuvre par le nouveau conseil dont lâĂ©lection Ă©tait intervenu deux jours auparavant.
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Le CREFOM, coquille vide qui ne reprĂ©sente qu'une personne, son prĂ©sident autoproclamĂ©. Ce "machin" pour reprendre une expression du GĂ©nĂ©ral, est un outil pour la politique du ventre de M. Karam. Nou lĂ© pas couillon et savons que M. Karam ne dĂ©fend que ses intĂ©rĂȘts. Il se fiche royalement de la REUNION et des RĂ©unionnais.
Pourquoi ne pas nommer Enis Rockel ... trÚs compétent en histoire de la Réunion