Saint-André

Restauration collective : une cuisine centrale flambant neuve et des menus sur mesure

  • PubliĂ© le 19 novembre 2017 Ă  05:57
  • ActualisĂ© le 19 novembre 2017 Ă  06:25
Des cuisines neuves pour la restauration collective à Saint-andré

La mairie de Saint-André a inauguré sa nouvelle cuisine centrale de restauration collective ce jeudi 16 novembre 2017. Refaite à neuf, la municipalité a investit 900.000 d'euros pour l'achat du nouveau matériel qui équipe la cuisine centrale et les cantines scolaires. 9.000 repas y sont fabriqués chaque jour, ce qui classe l'établissement à la deuxiÚme place des cuisines de restauration collective de France.

 

Avec 1.374.500 repas produits chaque annĂ©e, la municipalitĂ© de Saint-AndrĂ© a constatĂ© que "la restauration scolaire est importante dans la politique de dĂ©veloppement humain". Jean-Paul VirapoullĂ©, maire de la ville, en visite dans une des cantines le rappelle : "ce n’est pas qu’un dĂ©jeuner, avec ce repas, c’est une initiation aux diffĂ©rentes saveurs qui est proposĂ©e aux Ă©lĂšves des Ă©coles de la ville, c’est aussi un moment de partage avec les autres, l’apprentissage de l’équilibre alimentaire, d’un savoir vivre ensemble, et aussi ĂȘtre sensibilisĂ© Ă  la lutte contre le gaspillage" note-t-il.

Anne-RaĂŻna Arnassalom, responsable de la restauration scolaire de son cĂŽtĂ©, dĂ©taille lors de cette visite les investissements rĂ©alisĂ©s : "ce qui est crucial pour assurer la qualitĂ© des repas c’est la chaĂźne du chaud, le maintien de tempĂ©rature depuis la fabrication des repas qui dĂ©bute Ă  4 heures du matin jusqu’au service dans les cantines Ă  11h30. Afin de maintenir la tempĂ©rature Ă  63 degrĂ©s tout au long du processus, des fours de cuisson, des meubles de maintien en tempĂ©rature, des conteneurs isothermes ont Ă©tĂ© achetĂ©s. AjoutĂ© Ă  cela, 6 nouveaux camions sont venus complĂ©ter le dispositif pour un transport des plats cuisinĂ©s en respectant la sĂ©curitĂ© alimentaire" dĂ©taille-t-elle.

- Les spécificités religieuses prises en compte -

Du cĂŽtĂ© nutritionnel, il y a aussi de la nouveautĂ© dans la ville de l'Est : un menu vĂ©gĂ©talien est dĂ©sormais proposĂ© chaque jour Ă  tous les Ă©lĂšves de la ville en plus du menu du jour. Un long travail a Ă©tĂ© menĂ© avec le nutritionniste Fridor Funteu pour l’assurance d’un Ă©quilibre alimentaire respectĂ© en collaboration avec les services de la restauration scolaire et les parents. Les assiettes seront doc composĂ©s de mets locaux, comme les carris.

"Nous avons établi des menus variés et équilibrés, en respectant la culture locale. Les menus sont à 4 ou 5 composantes et respectent ce que la loi demande, pour ce qui est de l'offre alimentaire en restauration collective" précise le nutritionniste. "On va retrouver des carris, le riz, et les légumes, qui doivent apparaßtre au moins dans un repas sur deux. Des féculents, des grains, tout en respectant les fréquences imposées par la loi, comme pour le poisson, la viande rouge, en sachant que sur Saint-André, il y a beaucoup d'interdits alimentaires par rapport à la religion. Ce n'était pas facile, parce qu'il fallait trouver des alternatives à cette particularité. Nous y sommes parvenus, avec l'aide des cantiniÚres" termine Fridor Funteu.

La restauration scolaire reprĂ©sente plus de 2 millions d’achat annuel pour la mairie de Saint-AndrĂ©. Ce budget est en baisse de 400.000 euros par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. NĂ©anmoins, la recherche de qualitĂ© s’est accentuĂ©e et s’est rĂ©vĂ©lĂ©e fructueuse grĂące Ă  de meilleurs fournisseurs et des choix d’aliments diffĂ©rents. Un repas revient Ă  5 euros Ă  la mairie chaque jour par enfant. La cantine n’est pas gratuite, les parents payent une participation variant d’1,75 euro Ă  10 euros par mois, barĂšme selon le quotient familial de chacun.

En 2018, une action de sensibilisation sur l’équilibre alimentaire sera menĂ©e par la ville avec les enfants en collaboration avec les parents. De mĂȘme, la problĂ©matique du gaspillage alimentaire sera prochainement traitĂ©e : les cantiniĂšres seront formĂ©es au grammage des repas, "parce que le gaspillage en gĂ©nĂ©ral vient aussi de lĂ  :  on sert beaucoup trop les enfants par rapport Ă  leur appĂ©tit et leurs besoins" conclut le nutritionniste.

guest
3 Commentaires
Gilbert
Gilbert
7 ans

En tant que jeune agriculteure je pence sa bien je voudraix maime devenir in fourniseure de cette cuisine centrale

Florent
Florent
7 ans

je veux travailler dans la cuisine centrale

Sara
Sara
7 ans

trÚs belle outil de travail je scrute sur inernet cette cuisine est vraiment en plein ressort et ses nouvelles prestations culinaire et sociale je suis dans le métier depuis 14ans en cuisine centrale de bordeaux en tant agent de production polyvalent trÚs belle cuisine