Saint-André : après l’incendie de sa maison, la famille Prusse lance un appel à la solidarité

  • Publié le 25 avril 2026 à 06:45
  • Actualisé le 25 avril 2026 à 08:16
Incendie à Saint-André

Ce mardi 21 avril 2026, vers midi, les vies de Marie-Denise et d'Isabelle Prusse ont basculé. La propriétaire de la maison, âgée de 74 ans, partage les lieux avec sa fille et deux de ses petits-enfants. Un incendie a embrasé leur domicile en quelques heures. Si seule la partie haute a été ravagée par les flammes, le rez-de-chaussée a été inondé par l'eau utilisée par les poppiers pour éteindre le feu. Sans assurance habitation, la famille lance un appel à la solidarité, afin de rénover la maison mais aussi de. racheter des vêtements pour les enfants et du matériel scolaire. Le sinistre serait d’origine électrique. (Photos : D.R)

Depuis l’incendie qui a ravagé son domicile, Marie-Denise Prusse passe ses journées assise dans sa cour.

L’une de ses petites-filles, Laurine Lefranc, raconte : "Mémé ne fait que pleurer, elle ne mange plus. On lui propose de venir passer du temps chez les uns les autres, les membres de la famille, elle refuse. Elle dit qu’elle veut juste rester chez elle. Alors, tous les matins, elle marche pour aller à sa maison. Puis, elle s’assoit là." 

À 74 ans, la gramoune a du mal a accepter l'aide qui lui est proposée, difficile aussi pour elle de se projeter. 

L'origne de cet incendie reste inconnue, mais une piste est cependant évoquée sur place : un climatiseur portable. Les flammes sont ensuite montées dans les rideaux d’une chambre avant de se propager à l’étage de la maison. 

Ce mardi 21 avril, Marie-Denise et ses proches sont au rez- des chaussée de sa maison, quand une odeur les alerte. À l’étage, de son domicile, où elle héberge sa fille et ses deux enfants, un incendie démarre. Face à ce départ de feu, les personnes présentes s'équipent de seaux d'eau et essaient de maîtriser l'incendie, en vain. 

Interventions de la commune de Saint-André, du Département et de la famille :  la solidarité s'organise - 

Laurine Lefranc explique : "Mardi, tout le monde était en bas, ils ont essayé d’éteindre avec ce qu’ils avaient, mais c’était trop tard, le feu avait pris trop d’ampleur. Ils ont tout perdu. Et en bas c'est l'eau qui s'est infiltré partout. Les papiers, les clefs de la voiture de ma tante, donc ils sont sans transport aussi."

Les deux enfants qui occupent normalement ce domicile ont retrouvé le chemin de l'école :  "Ils sont un peu choqués, mais ils ne voulaient pas rester sans rien faire, ils ont voulu aller à l’école. Alors hier, on a pris les enfants pour faire quelques achats pour l’école, pour finir la semaine."

Gilles Naze est adjoint au maire de Saint-André. Le jour de l’incendie, différents services de la mairie se sont mobilisés.

Une fois sur place, ils ont évalué les premiers besoins et attendent maintenant une attestation d’incendie établie par les pompiers. Le document émis par le SDIS 974 permettra de faire avancer le dossier de la famille Prusse au centre communal d'action social . Cette dernière est propriétaire de son logement et n’a pas d’assurance habitation.

Gilles Naze nous explique : "On a déjà fait des demandes pour que des entreprises interviennent sur la maison, des demandes de prises en charge ont été faites. L'urgence est de remettre en état la partie haute pour que les enfants puissent retourner dans leur maison. Mais il nous faut impérativement cette déclaration d’incendie dans le dossier."

"Au CCAS, nous avons des commissions qui traitent ce genre d’urgence toutes les semaines. La priorité dans ce dossier-là, c’est de remettre l’électricité en passant par un dossier d’amélioration très légère de l’habitat. Ensuite, le Département prendra le relais". Une vague de travaux qui se déroulera donc en deux temps.

- Une cagotte en ligne -

Afin de venir compléter l'entraide familiale qui s'est mise en place depuis l'incendie de ce mardi, une cagnotte en ligne est lancée et les proches de Marie-Denise comptent sur la solidarité des Réunionnais.

Sur cette cagnotte, un message de ses enfants apparaît : "Aujourd’hui, elle se retrouve sans rien, sans assurance, sans ressources et sans endroit où aller. À son âge, il est extrêmement difficile de faire face à une telle épreuve seule. C’est pourquoi nous faisons appel à votre générosité pour l’aider à se relever et à retrouver un minimum de stabilité."

Sur place, la gramoune a reçu la visite du centre communal d'action sociale de la ville de Saint-André et du Département.

Une solution de rénovation existe donc via le conseil Départemental. Une aide, qui est la bienvenue, car pour Marie-Denise, il est impossible de quitter sa maison. 

ee/www.imazpress.com/[email protected]

 

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