Vendredi 29 avril 2011, Axel Bègue, un agriculteur du Cassé de la Rivière de l'Est, au pied du volcan, a obtenu un sursis de la part du directeur du parc national qui pourrait l'autoriser à laisser paître son troupeau encore 10 ans sur le site protégé.
Tandis que le parc national tenait son conseil administratif, vendredi 29 avril 2011, où il devait statuer sur le cas d'un éleveur du Cassé de la rivière de l'Est, une soixantaine d'éleveurs manifestait devant le site pour demander à ce que les 54 vaches d'Axel Bègue puissent continuer à paître." On avait des cloches, on a juste fait du bruit ", a indiqué Gérard Bègue, le fils de l'agriculteur au sortir de sa rencontre avec le président du parc national, Daniel Gonthier. Selon lui, il a obtenu l'engagement selon lequel sa famille pourra laisser paître ses vaches encore 10 ans sur le site aujourd'hui classé parc national avant d'être délocalisé, probablement vers la Plaine des Cafres. Une décision qui devra être validée par les services de l'Etat. Aujourd'hui, son élevage est considéré comme illégal.
"Cet élevage est historique. Sur ce terrain, il a toujours été pratiqué. Nous n'utilisons pas de pesticides, nous ne polluons pas, on devrait nous laisser là comme cela s'est toujours fait", indique Gérard Bègue. Selon lui, "nous sommes d'accord pour protéger l'environnement mais on va perdre notre patrimoine".
De son côté, Frédéric Vienne, président du syndicat agricole FDSEA, "ne voit pas pourquoi les éleveurs de la Réunion ne pourraient pas jouer un rôle d'entretien du parc", comme c'est le cas, selon lui, dans les parcs naturels de métropole. Il dit réfléchir à s'engager aux côtés de ces agriculteurs car selon lui, "tous les parcs ont des conventions avec les éleveurs. L'élevage a un rôle dans l'entretien du parc".
