Violences urbaines : des feux de poubelles allumés à Saint-Denis et Saint-Benoît, une personne interpellée

  • Publié le 22 octobre 2026 à 07:02
  • Actualisé le 22 octobre 2026 à 07:06
Tensions au Chaudron

Dans la nuit de ce mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026, des feux de poubelles ont été allumés dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis et dans le secteur de Bras Fusil à Saint-Benoît. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour rétablir le calme. Une personne a été interpellée (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

En surveillance dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis, un drone de la police. Ce dispositif a permis d'identifier l'auteur soupçonné d'avoir mis le feu à plusieurs poubelles. Il a été interpellé.

- L'Unsa Police 974 condamne ces attaques dirigées contre les policiers -

Dans un communiqué envoyé à la presse, l’Unsa Police 974 condamne ces nouvelles violences dirigées contre les policiers et rappelle "qu’aucune intervention de sécurisation ne doit exposer nos collègues à de telles agressions".

"Une nouvelle fois, nos collègues ont été délibérément pris pour cible par des tirs de mortier, mettant directement en danger leur intégrité physique", dénonce l'Unsa Police.

Le bureau local ajoute : "Malgré ce contexte particulièrement hostile, les policiers ont fait preuve d’un sang-froid et d’un professionnalisme exemplaires. Grâce à leur parfaite coordination et à l’appui opérationnel d’un drone, les effectifs engagés sont parvenus à interpeller l’un des auteurs présumés de ces violences".

- Deux escadrons mobiles de gendarmerie en renfort à La Réunion -

Ce mercredi 21 octobre 2026, sont arrivés à La Réunion, deux escadrons mobiles de la gendarmerie en renfort pour "appuyer les moyens de sécurité déployés sur le territoire", selon un communiqué de presse de la préfecture de La Réunion.

En provenance de Périgueux, cet escadron est déployé à la suite des violences urbaines qui ont eu lieu La Réunion en marge de la mobilisation du samedi 17 octobre dernier.

Lire aussi : Incendies et jets de galets à La Réunion : une "bascule" dans la violence, des forces de l'ordre en sous-effectifs et des autorités dépassées

Face aux risques de nouvelles violences urbaines, le préfet n'exclut pas la mise en place d'un couvre-feu pour mineurs dans plusieurs communes de l’île.

- Des membres des forces de l'ordre ont été blessés -

Pour rappel, ce samedi 17 octobre, à La Réunion, 120 policiers et 99 militaires avaient été déployés. Dimanche 18 octobre, 270 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Samedi, sur les incidents en marge des rassemblements, onze membres des forces de l'ordre ont été blessés. 

Des chiffres qui irritent, vu du terrain. "C'est toujours les mêmes policiers, des pères, des mères, à qui l'on demande d'assurer les mêmes services d'ordre (Grand Raid, Police secours, violences urbaines…). Des collègues ont fait 20 heures de vacation sans discontinuer, sans repas. Il n'y eu aucune considération", a détaillé pour Imaz Press Gilles Clain, représentant de UN1TÉ Police.

Lire aussi - "Les violences urbaines n'étaient pas prévues, mais les policiers n'ont pas été abandonnés", affirme le directeur de la police à La Réunion

- Des peines de prison pour les fauteurs de troubles -

Ce mardi 20 octobre 2026, le parquet de Saint-Denis a informé du placement en garde à vue de 18 personnes pour les violences urbaines commis ce week-end du 17 et 18 octobre.

Selon le parquet, un mineur sera déféré devant le juge des enfants ce mardi pour des faits de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique. Les "autres gardes à vue ayant été levées, soit pour poursuite des investigations, soit pour absence de charges suffisantes", précise la procureure Véronique Denizot.

Lire aussi : Violences urbaines à La Réunion : 18 personnes placées en garde à vue, un mineur déféré devant le juge des enfants

Lundi, quatre personnes avaient déjà été déférées au tribunal judiciaire de Saint-Denis. Trois mis en cause ont écopé de 4 mois de prison avec sursis pour délit d'entrave à la circulation. Le quatrième a lui été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour participation à un attroupement avec le visage dissimulé après les sommations de dispersion.

Un homme soupçonné d’avoir participé au pillage d’un supermarché dans le quartier de La Providence, à Saint-Denis, a été interpellé ce mardi 20 octobre 2026 par les policiers de la BAC T. 

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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1 Commentaires
REACTION 974
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1 heure

Trop de laxisme judiciaire, l’education nationale qui part en vrille🙏🙏voila le cocktail explosif👎👎le gouvernement actuel les sois disant dirigeants ont allumé le feu👀il va falloir qu’il l’éteingne maintenant👌👌