Le paiement fractionné va connaître une évolution importante à partir du 20 novembre 2026. Ce mode de paiement, très prisé à La Réunion, va tomber sous le régime du crédit à la consommation, avec une étude de solvabilité réalisée au préalable.
De nombreux consommateurs choisissent d'effectuer le paiement de leurs gros achats en le répartissant sur plusieurs mois. Toutefois, à partir du 20 novembre, la réglementation de ce mode règlement par carte bleue va être remaniée en profondeur.
À compter de cette date, le paiement fractionné va "entrer dans le régime du crédit à la consommation" selon la CCI. La Chambre consulaire précise que la "simple présentation" d'une carte bancaire ne suffira bientôt plus à valider ce type de paiement.
Les commerçants devront au préalable effectuer une "évaluation de la solvabilité" de leurs clients. Cette évolution est destinée à protéger les consommateurs du phénomène de surendettement.
Toutefois, la Chambre de Commerce et d'Industrie s'interroge "sur les conséquences concrètes pour l'économie réunionnaise" de cette mesure en "période de difficultés économiques".
- Un ralentissement de la dynamique commerciale -
Au vu de la cherté de la vie qui va en s'accroissant à La Réunion et de l'inflation qui progresse, ce questionnement apparaît comme pertinent. D'autant que la CCI rappelle que le moment des fêtes de fin d'année est crucial pour le chiffre d'affaires des commerces et plus globalement pour l'économie locale. D'autant que cette dernière "repose fortement sur la consommation intérieure".
Grâce au paiement fractionné, et aux facilités de paiement qu'il accorde, les ménages de La Réunion peuvent se permettre d'échelonner leurs dépenses tout en faisant vivre les points de vente de l'île, en mesure de "maintenir une activité".
Pour la CCI, la "protection du consommateur et la vitalité du commerce ne doivent pas être opposées". La crainte étant que la mise en place d'un paiement fractionné plus encadré ne cause pas un ralentissement de la dynamique commerciale.
La Chambre dit se montrer "attentive" à l'évolution de la situation afin "d'identifier les surcoûts et les difficultés qui pourraient apparaître sur le terrain". Du côté des consommateurs, également, le coup risque d'être rude à encaisser tant ce type de paiement est répandu à La Réunion. Cette pratique, qui permet de faire face à des imprévus, semble avoir fait ses preuves. Le besoin est réel.
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