Ce jeudi 28 mai 2026, le Musée historique de Villèle a vibré au rythme des créations portées par plus d’une centaine de collégiens et lycéens engagés dans le dispositif des "Ambassadrices et ambassadeurs du Musée historique de Villèle", mis en œuvre par le Département en partenariat avec le Rectorat de l'Académie de La Réunion. Nous publions le communiqué ci-dessous (Photo Conseil départemental)
En présence des Conseillères départementales Sabrina Tionohoué et Isabelle Erudel, les élèves ont présenté avec brio les productions réalisées après un an de recherches, d’ateliers et de travail collectif autour de l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage à Bourbon.
Dans les jardins du musée, les restitutions se sont enchaînées dans une ambiance chaleureuse, profondément humaine et chargée d’émotion. Théâtre, expositions, lectures et créations audiovisuelles ont témoigné de l’investissement remarquable des jeunes. Enthousiastes et talentueux, ils ont su faire revivre avec sensibilité un pan essentiel de l’histoire réunionnaise.
Louis, Louane, Lina, Maxime et les autres comédiens en herbe ont particulièrement marqué les esprits en incarnant avec intensité la légende des esclaves marrons ayant fui dans les Hauts en quête de liberté. À travers leurs interprétations, c’est toute une mémoire de résistance et de courage qui a repris vie devant un public attentif et ému.
Dans son discours d’ouverture, la Conseillère départementale déléguée à l’Éducation, Sabrina Tionohoué a salué "L’investissement, le sérieux et la créativité" des élèves, de leurs enseignants et du personnel du musée, rappelant que "derrière chaque production présentée aujourd’hui, il y a des heures de recherches, d’échanges, de réflexion et de travail collectif".
Une démarche qui prend un relief particulier en cette année marquée par les 80 ans de la départementalisation de La Réunion et le 25e anniversaire de la loi Taubira de 2001, première loi française reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
La journée a également pris une dimension internationale avec la présence du Dr Roswita Hamunyela, Vice-Doyenne de la Faculté des Sciences nucléaires appliquées de l’Université de Namibie, accompagnée de Christophe Rocheland, consul honoraire de Namibie à La Réunion. Très intéressée par l’exposition permanente du musée sur la traite et l’esclavage, la délégation namibienne a également découvert avec attention l’ambitieux projet porté par le Département autour du futur Musée de l’Habitation et de l’Esclavage.
Au-delà des restitutions artistiques, cette journée a illustré toute la portée du dispositif des « Ambassadrices et ambassadeurs » : faire de la jeunesse réunionnaise les porte-voix d’une mémoire collective vivante et tournée vers l’avenir. Les élèves conserveront leur titre d’ambassadeur à vie ainsi qu’un accès gratuit au musée, aujourd’hui comme après le chantier de construction du futur musée de l'Habitation et de l'Esclavage.
Les établissements engagés :
• Collège Boris Gamaleya – Les Alizés (Saint-Denis) : Chemins de Liberté. Transmettre par l’art et la mémoire
• Collège Beauséjour (Sainte-Marie) – projet labellisé sur 3 ans : Femmes enchaînées, femmes debout : l’esclavage au féminin à Bourbon
• Collège de Roquefeuil (Saint-Paul) : Villèle, ou comment un musée de la Mémoire devient le jardin d’une résilience transgénérationnelle par l’art
• Lycée Professionnel Isnelle Amelin (Sainte-Marie) : Tissons le fil de l’histoire : femmes et vêtements pendant l’esclavage
• Lycée Général Antoine Roussin (Saint-Louis) : Mémoires et voix de l’habitation
• Lycée Français Gustave Eiffel – Maputo (Mozambique) : Réalisation d’exofictions sur des esclaves du Mozambique venus à La Réunion.



