La menace du variant sud-africain de la Covid-19 a engendré le renforcement des contrÎles à l'entrée et à la sortie du territoire réunionnais. Le préfet Jacques Billant a annoncé vendredi 15 janvier 2021 qu'à ce titre, un motif impérieux serait désormais obligatoire pour les vols entre La Réunion et Mayotte et ce dÚs le lundi 18 janvier. Pour ce qui est des voyages en provenance ou vers la Métropole, chaque personne ùgée de plus de 11 ans devra présenter un test RT-PCR négatif réalisé dans les 72 heures avant l'embarquement. Cette mesure s'appliquera elle aussi à partir du 18 janvier. Il est par ailleurs recommandé aux voyageurs de respecter une septaine une fois arrivés à destination, mais aussi d'effectuer un second test de dépistage à son issue. Ces nouvelles mesures arrivent alors que les autorités sanitaires ont recensés trois décÚs liés au coronavirus depuis le début du mois de janvier et 44 nouveaux cas entre le jeudi 14 janvier et le vendredi 15 janvier. Le nombre de cas importés est en croissance et représente 16% indique l'ARS. Elle estime que "cette évolution, si elle se poursuit, laisse craindre une reprise active de l'épidémie à La Réunion". (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)
Voyager va ĂȘtre encore plus compliquĂ© pour les RĂ©unionnais Ă partir du lundi 18 janvier. Alors que la menace du variant sud-africain "501Y" plane bel et bien sur l'Ăźle, le prĂ©fet Jacques Billant a dĂ©cidĂ© le vendredi 15 janvier de renforcer les mesures destinĂ©es Ă l'entrĂ©e et Ă la sortie de l'Ăźle.
Attendu sur ce sujet suite aux propos du Premier ministre Jean Castex, Jacques Billant a dĂ©clarĂ© que face au variant, "de nouvelles mesures doivent ĂȘtre prises". Les motifs impĂ©rieux ainsi qu'une attestation sur l'honneur sont dĂ©sormais obligatoires pour les voyages entre La RĂ©union et Mayotte. Ils devront s'accompagner de la prĂ©sentation impĂ©rative d'un test RT-PCR nĂ©gatif effectuĂ© 72 heures avant l'embarquement. L'Ăźle aux parfums pourrait ĂȘtre dĂ©jĂ touchĂ©e par des cas variant sud-africain, nĂ©cessitant dĂšs lors une vigilance plus accrue. Cela d'autant que "le nombre de cas importĂ©s est en croissance" note l'ARS . "Cette Ă©volution, si elle se poursuit, laisse craindre une reprise active de l'Ă©pidĂ©mie Ă La RĂ©union" dit encore l'agence rĂ©gionale de santĂ©.
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- Un délai restreint pour se faire dépister -
Pour ce qui est des vols entre La RĂ©union et la MĂ©tropole, un test RT-PCR nĂ©gatif est exigĂ© Ă partir du 18 janvier. Le respect d'une septaine est en outre particuliĂšrement recommandĂ© par les autoritĂ©s une fois arrivĂ© Ă destination. Le prĂ©fet a nĂ©anmoins prĂ©cisĂ© que cette pĂ©riode d'isolement dĂ©pendait de la volontĂ© de chacun et n'Ă©tait pas obligatoire. Il en est de mĂȘme pour la rĂ©alisation d'un second test RT-PCR Ă effectuer Ă la fin de cette septaine.
Ces diffĂ©rentes mesures pourraient poser des problĂšmes aux voyageurs ayant planifiĂ© leur vol dans les prochains jours. Contraints de se faire dĂ©pister, leurs dĂ©lais sont ainsi plus que restreints pour ĂȘtre autorisĂ©s Ă embarquer d'ici la date du 18 janvier.
- La présence de cas positifs au variant sud-africain à confirmer à La Réunion -
Alors que la rédaction d'Imaz Press annonçait la présence de deux cas positifs au variant sud-africain à La Réunion, cette affirmation n'a pas été confirmée par Jacques Billant, ni par la directrice de l'agence régionale de santé (ARS) durant leurs prises de parole. Cette derniÚre a ainsi déclaré qu'elle n'était pour l'heure "pas au courant" et que "le CHU ne lui avait rien dit" à ce sujet. Ces propos vont de concert avec ceux du préfet qui, plus nuancé, a avancé qu'il était "encore prématuré de dire que deux patients sont porteurs du variant sud-africain". Des analyses seraient en cours, mais il n'y aurait aucune "confirmation" de celles-ci à ce stade.
Jusqu'Ă maintenant, les recherches des laboratoires rĂ©unionnais concernant le sĂ©quençage du variant "501Y" s'effectuent en collaboration avec un laboratoire basĂ© Ă Lyon. DĂšs le lundi 18 janvier, ces derniers devraient cependant ĂȘtre en capacitĂ© d'analyser de façon autonome les sĂ©quences du variant. S'appuyant sur un panel de plusieurs dizaines de cas positifs ayant frĂ©quentĂ© les Comores ou Mayotte, les laboratoires locaux devraient ĂȘtre en mesure d'en traiter 24 afin de dĂ©terminer s'ils dĂ©pendent bel et bien de la nouvelle souche sud-africaine. Les rĂ©sultats seraient alors accessibles dans un dĂ©lai de 48 heures. Le docteur François ChiĂšze a en outre affirmĂ© que le vaccin Pfizer/BioNTech serait potentiellement "efficace" contre ce variant.
- Une premiĂšre phase de vaccination en trois actes -
Au samedi 16 janvier, prÚs de 4.700 doses du vaccin ont pour l'heure été livrées à La Réunion. Martine Ladoucette a annoncé que ce chiffre devrait passer à 27.175 d'ici le 22 janvier prochain. Devant composer avec un nombre limité de doses, les autorités ont ainsi décidé de diviser la premiÚre phase de la campagne de vaccination en trois actes.
Débutée le vendredi 15, la campagne est dans un premier temps dédiée aux personnes résidant en EHPAD. 25 établissements sont concernés par ce premier calendrier, qui prendra fin le 29 janvier. Le deuxiÚme, s'étalant du 19 au 27 janvier, concernera pour sa part les personnels de santé de plus de 50 ans ou présentant des risques liés à des pathologies. Enfin, le troisiÚme acte élargira à partir du 28 janvier la vaccination aux personnes ùgées de plus de 75 ans vivant à leur domicile ainsi qu'aux personnes vulnérables.
Pour parvenir à leurs fins, les autorités prévoient d'ouvrir entre sept et huit centres de vaccination à partir du 28 janvier. D'aprÚs les indications de Martine Ladoucette, leur répartition devrait s'établir ainsi : deux à Saint-Denis, un à Saint-Pierre, un au Tampon, un à Saint-Benoßt, un à Saint-Paul et un à Saint-André. Elle a également rappelé que les personnes souhaitant se faire vacciner doivent impérativement prendre rendez-vous, soit en ligne via une application soit par téléphone.
Au-delà de ces nouvelles décisions, Jacques Billant a annoncé que les "mesures socles" déjà en place et notamment relatives au port du masque ou à l'interdiction de pique-niquer demeurent prolongées jusqu'au 31 janvier.
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Au lieu de bricoler comme toujours ayons le courage de fermer l'aéroport pour une durée de plusieurs semaines afin d'éviter une situation mortelle! et surtout supprimer les visites des ministres et co ils ne nous apportent que la chiasse!
FERMEZ GILLOT