Lors de sa conférence de presse de fin janvier, Jean-Yves Langenier, désigné par les communistes comme candidat du Rassemblement des Portois aux prochaines municipales, a donné une orientation claire sur un point… passé sous silence par presque toute la presse. (Photo rb/www.imazpress.com)
Il a assuré que sa candidature était totalement désintéressée, qu’il n’était guidé dans son action que par l’intérêt général et la nécessité de remettre la ville "sur ses pieds" dans plusieurs domaines. Et qu’à ce titre, s’il est élu, il n’a pas l’intention de percevoir ses indemnités d’élu.
C’est pourtant quelque chose d’assez rare pour être souligné. D’ailleurs, lorsqu’un élu du sud, rangé "à droite", avait fait il y a quelques années une annonce similaire, la presse en avait fait ses choux gras pendant des jours et des jours.
Cette pratique est, à La Réunion, essentiellement le fait du PCR qui l’a introduite dans les années 70 au Port. Durant les mandatures de Paul Vergès, et jusqu’en 2014, la quasi totalité des élus communistes portois reversaient leurs indemnités d’élus à l’association de financement du PCR, déclarée en préfecture.
Il s’agissait pour tous d’un acte volontaire, militant. Ils n’avaient aucune obligation à le faire, d’où d’ailleurs quelques défections. Dans tous les cas, c’était le choix de l’élu.e.
Mais de notre point de vue, il y a une grande différence de comportement entre quelqu’un qui est élu pour servir sans chercher de contrepartie, et quelqu’un qui s’installe dans un système établi sans le remettre en question. La plupart des élus, aujourd’hui, relèvent de cette deuxième catégorie et on ne peut pas dire que cela contribue à produire le meilleur…
C’est pourquoi il faut souligner cet engagement du candidat communiste du Port et espérer qu’il fera des émules.
Pascale David
communication de Jean Yves Langenier
