Emmanuel Séraphin ne se cantonne pas à son bureau de maire. On le retrouve avant tout sur le terrain, dans les quartiers, au contact direct des administrés. Peu enclin à la médiatisation et à la communication excessive, il privilégie la discrétion et l’échange franc, sans langue de bois, loin du "mi aime zot tout". (Photo www.imazpress.com)
Lorsqu’il apparaît dans les médias, c’est à l’occasion d’événements précis, comme l’inauguration de la piscine de Vue-Belle, un projet longtemps abandonné par son prédécesseur. Il en va de même pour l’Éco-Cité de Cambaie, projet ancien et complexe qu’il a estimé de son devoir de mener à terme.
Il arrive parfois que les intérêts des plus favorisés entrent en contradiction avec ceux des plus modestes. Il faut alors trancher. La ZAC Renaissance 3 impacte certaines villas qui bénéficiaient d’une vue sur la savane et l’océan, tandis que d’autres personnes attendent un logement, vivent dans la rue ou dans la précarité.
- Pas de calcul politique -
Pour Emmanuel Séraphin, un maire responsable se doit de faire un choix, malgré les tentatives de manipulation de certains habitants par ses adversaires politiques, qui ont pourtant eux-mêmes, à l’époque, déclassé ce secteur de la ZAC de Plateau Caillou, une vérité que beaucoup ignorent.
Ces projets sont essentiels non seulement pour les Saint-Paulois, mais aussi pour les Réunionnais en quête de logements, de locaux professionnels ou d’infrastructures sportives, dans un contexte de forte croissance démographique.
Là où d’autres auraient attendu après 2026 par calcul politique.
Emmanuel Séraphin refuse d’abandonner les projets hérités de ses prédécesseurs, afin d’éviter le gaspillage de millions d’euros d’argent public déjà investis.
Autre enjeu majeur : le vieillissement de la population. Malgré les actions menées bien au-delà de la Semaine Bleue, la question demeure de savoir comment accompagner davantage les personnes âgées, qu’il considère non comme un vivier électoral, mais comme des piliers, des zarboutants, garants de la mémoire et des traditions.
Pour lui, un maire doit tenir ses engagements, comme l’a montré la mise en place de la cantine scolaire gratuite, d’abord vivement critiquée puis aujourd’hui largement reprise. Sa vision politique repose sur le respect et l’écoute, les administrés ne sont pas de simples électeurs, mais des citoyens porteurs de besoins concrets, qu’il a reçus tout au long de sa mandature, sans distinction d’opinion.
- Une présence constante -
Ce respect s’applique aussi aux agents municipaux. Dès 2020, il a amélioré leurs conditions de travail, renouvelé les équipements des agents techniques, mis en place un plan de titularisation et instauré des primes pour valoriser le professionnalisme et l’assiduité.
Malgré les coups bas, Emmanuel Séraphin refuse la politique du dénigrement. Il considère ses adversaires comme des interlocuteurs légitimes, malgré les attaques et les contestations, et préfère informer sur la réalité de ce qui est faisable plutôt que promettre l’irréalisable.
Depuis son arrivée à la tête de la municipalité, il a compris que la fonction de maire exige une présence constante sur le terrain, afin de s’assurer que les projets se concrétisent et d’entendre directement les doléances, les désaccords comme les satisfactions des habitants.
Un second mandat est envisageable, mais rien n’est acquis, le poste de premier magistrat de la commune est un mandat, un CDD que seuls les électeurs peuvent signer ou non.
Une vision humaine, réaliste, et pas uniquement politique.
