Sud Logement Social tenait à dénoncer les discours de certain-e-s candidat-e-s aux élections municipales, à la Réunion et dans l’hexagone, qui mettent à mal les bailleurs sociaux et donc leurs personnels dans les difficultés liés aux manques de logements sociaux, à l’état des logements sociaux, aux coûts des loyers sociaux et charges dans le budget des familles. (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)
En prenant comme bouc émissaire le milieu du logement social, c’est mettre en porte à faux des salariée-s qui ne sont décideurs de rien et qui subissent la politique publique et leur débat sur le sujet.
Les salarié-e-s, qui ont une mission de service public, se trouvent en confrontation hostile vis-à-vis des locataires et des demandeurs de logements. Elles ou ils peuvent être agressé-e-s verbalement mais aussi physiquement.
Ces élu-e-s ou prétendant-e-s aux mandats municipaux devraient être plus mesuré-e-s et critiquer le manque d’engagement gouvernemental à vouloir régler les problèmes évoqués.
SUD Logement Social, membre de l’Union Syndicale SOLIDAIRES, se doit de dénoncer ces attitudes qui ont de graves conséquences pour les salarié-e-s concerné-e-s.
Ces candidat-e-s peuvent reprendre nos revendications cela pourrait avoir plus d’impacts :
• Considérer le droit au logement comme un droit fondamental
• Construction de 200 000 logements sociaux par an avec une priorité pour les bas revenus et obligation de 30 % de logements sociaux par commune en zone tendue (à la Réunion et dans l’hexagone). Plus de 50 000 demandes de logement en attente à la Réunion ;
• Une vraie application de la loi DALO ;
• Augmentation des APL ;
• De meilleurs salaires car il y a beaucoup de travailleurs précaires chez les bailleurs sociaux, rappelant que le coût de la vie à la Réunion est de 37% plus chère que l’hexagone.
• Une réelle reconnaissance du travail accompli dans un milieu difficile et tendu ;
• Permettre aux bailleurs sociaux d’avoir du personnel en nombre suffisant pour un meilleur accompagnement des occupants ;
• Avoir un ministère du logement pérenne ;
• Encadrement des charges incompressibles ;
• Renforcer la prévention pour éviter les expulsions ;
Nous resterons donc vigilant en cette période d’élection ou nous comprenons bien que le logement social reste un axe majeur dans le discours politique du moment.
