Tribune libre du PLR

Loin de Paris, l'impact serait immédiat : le PLR défend les intermittents réunionnais

  • Publié le 24 février 2026 à 17:22
  • Actualisé le 24 février 2026 à 17:27
huguette bello

Demain aura lieu une ultime journée de négociations entre les syndicats et le patronat sur l’assurance chômage. Le gouvernement veut raboter 400 millions d’euros sur l’assurance chômage. L’une des propositions du MEDEF porte sur le régime de l’intermittence. Le parti Pour La Réunion exprime sa ferme opposition à la proposition du Medef d’augmenter de 50 heures le volume de travail exigé sur les 12 derniers mois pour ouvrir les droits au régime des intermittents du spectacle (Photo photo sly/www.imazpress.com)

Aujourd’hui, le seuil d’accès à l’indemnisation est fixé à 507 heures. Le MEDEF propose de le porter à 557 heures. Cette augmentation exclurait mécaniquement un nombre important d’artistes et de techniciens qui peinent déjà à cumuler suffisamment de contrats.

À La Réunion, où le tissu artistique repose largement sur des contrats courts, des festivals et des productions indépendantes, un tel relèvement du seuil aurait des conséquences particulièrement lourdes. Il fragiliserait davantage des professionnels déjà confrontés à l’éloignement, à l’étroitesse du marché et aux inégalités territoriales.

Le PLR affirme son soutien et sa solidarité avec l’ensemble des intermittents en lutte pour la défense de leurs droits.

La culture ne peut être traitée comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle constitue un investissement stratégique pour la démocratie, la cohésion sociale et le développement des territoires.

La Réunion n’a pas besoin d’un recul social supplémentaire.

PLR

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