À compter du 1er septembre 2026, une réforme des arrêts de travail modifiera les modalités de prescription et de prolongation des arrêts maladie. Si cette réforme est présentée comme une mesure de maîtrise des dépenses de santé, la CGTR s’inquiète de ses conséquences concrètes pour les travailleurs, notamment à La Réunion où les délais d’accès aux spécialistes, aux examens médicaux et aux soins sont souvent particulièrement longs (Photo www.imazpress.com)
Pourquoi cette réforme est-elle préoccupante ?
Prenons un exemple. Un salarié est victime d’un accident ou souffre d’une maladie nécessitant plusieurs mois de soins. Son médecin estime qu’il n’est toujours pas en capacité de reprendre son travail, mais son parcours de soins est ralenti par les délais d’obtention d’un rendez-vous chez un spécialiste, d’un examen ou d’une rééducation.
Si son arrêt de travail n’est pas prolongé alors que son état de santé ne lui permet toujours pas de reprendre son poste, il devra passer une visite auprès du médecin du travail. Si celui-ci constate qu’il est inapte à occuper son emploi et qu’aucun reclassement n’est possible, le salarié peut être licencié pour inaptitude.
Le résultat est dramatique : le salarié est toujours malade, n’a pas terminé ses soins, perd son emploi, voit ses revenus diminuer et s’éloigne encore davantage d’un retour durable à la santé et à l’emploi.
C’est cette situation que la CGTR refuse. La santé des travailleurs ne peut pas être sacrifiée au nom d’impératifs administratifs ou budgétaires. Un salarié doit pouvoir bénéficier du temps nécessaire pour guérir avant de reprendre son activité.
C’est pourquoi la CGTR appelle les salariés à s’informer sur leurs droits, interpelle les pouvoirs publics sur les conséquences de cette réforme et demande que la protection de la santé demeure la priorité absolue.
La CGTR prendra toutes les initiatives nécessaires, pour défendre les droits des travailleurs et alerter la population.
Le Secrétaire général
Jacky Balmine
