Ouverture d’une enquête à Paris après des propos racistes d’une sénatrice paraguayenne contre Mbappé

  • Publié le 8 juillet 2026 à 08:57
Kylian Mbappé participe à une séance d'entraînement, le 3 juillet 2026 à Philadelphie aux Etats-Unis

Une enquête a été ouverte à Paris après les propos racistes d’une sénatrice paraguayenne contre Kylian Mbappé pour injure publique et provocation publique à la haine ou à la violence, a indiqué mardi le parquet.

À la suite d’une plainte de la Fédération française de football (FFF) reçue par le pôle national de lutte contre la haine en ligne mardi, "le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête", a précisé le ministère public à l’AFP, confirmant une information de RMC et RTL.

Après la défaite du Paraguay contre la France samedi en huitième de finale de la Coupe du monde, la sénatrice Celeste Amarilla a violemment attaqué la superstar des Bleus.

"Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés", a écrit sur X l’élue d’opposition au Sénat paraguayen, provoquant la colère du numéro 10 français et un tollé mondial.

Les motifs d’injure publique et de provocation publique à la haine ou à la violence sont aggravés "en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime", a souligné le parquet de Paris.

Ces délits font encourir la peine d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende, a-t-on ajouté de même source.

A l’occasion de la Coupe du monde, "l’office central de lutte contre la haine en ligne a mis en place une veille sur les propos racistes susceptibles d’être publiés en ligne", a ajouté le ministère public, "afin de pouvoir ouvrir des enquêtes au plus tôt en cas de nécessité".

AFP

guest
0 Commentaires