Le Parti démocrate européen demande que la nouvelle stratégie de l’Union européenne pour les régions ultrapériphériques soit accompagnée de ressources suffisantes et de mesures concrètes en matière de logement, de migrations et de développement territorial.
L’Europe ne s’arrête pas aux rivages de notre continent. Des îles Canaries et de Madère aux Caraïbes, à la Guyane française et à l’océan Indien, les régions ultrapériphériques étendent la présence mondiale de l’Europe et renforcent sa puissance économique, environnementale et géopolitique.
Le Parti démocrate européen salue la nouvelle stratégie de la Commission européenne et, surtout, le changement de perspective qu’elle porte : ces régions ne doivent plus être envisagées uniquement sous l’angle de leurs contraintes structurelles, mais reconnues pour ce qu’elles sont — géographiquement éloignées, mais géopolitiquement centrales pour l’Europe et stratégiques pour notre avenir commun.
« La réaffirmation de l’article 349 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne est essentielle. Les réalités spécifiques des régions ultrapériphériques doivent être pleinement prises en compte dans toutes les politiques européennes concernées, bien au-delà de la seule politique de cohésion », déclare Sandro Gozi, secrétaire général du Parti démocrate européen et député européen Renew Europe.
Cette reconnaissance politique doit désormais se traduire par des décisions concrètes. La nouvelle vision stratégique pour les régions ultrapériphériques doit être pleinement intégrée au prochain cadre financier pluriannuel, avec des ressources suffisantes, spécifiques et clairement identifiables. Les particularités de ces territoires doivent également être prises en compte dans l’ensemble des politiques et programmes européens qui les concernent.
Cette approche doit aussi s’appliquer à deux défis qui conditionnent de plus en plus l’avenir des régions ultrapériphériques : l’accès au logement et les migrations. La pression sur le logement est particulièrement forte dans les territoires insulaires, où le foncier est limité et les dynamiques démographiques et économiques importantes. La législation européenne doit donc permettre des réponses adaptées à ces réalités.
De même, les régions situées aux frontières extérieures de l’Union et exposées à des routes migratoires structurelles ne peuvent assumer seules une responsabilité qui incombe à l’Europe tout entière.
« En tant que rapporteur fictif de Renew Europe pour le prochain rapport du Parlement européen, je travaillerai afin que cette ambition se traduise par des mesures concrètes, soutenues par des ressources adéquates et clairement identifiables dans le prochain budget européen. Les cinq millions de citoyens européens vivant dans les régions ultrapériphériques doivent disposer des moyens nécessaires pour réaliser pleinement leur potentiel et faire de leurs caractéristiques uniques une force pour l’Europe tout entière », conclut Sandro Gozi.
Parti Démocrate Européen
