Alors que Monsieur Bruno Retailleau foule le sol réunionnais ce jour pour y porter la parole d’un gouvernement déconnecté, le Parti Pour La Réunion (PLR) tient à rappeler que les déclarations de Monsieur Retailleau, constituent une menace directe contre le vivre-ensemble de notre île. ( Photo : www.imazpress.com) (Photo www.imazpress.com)
Lorsqu’un responsable politique affirme que "l’État de droit n’est pas intangible ni sacré" : c’est une remise en cause d’un principe fondamental de notre République. L’État de droit est précisément ce qui protège les libertés publiques, ce qui garantit l’égalité devant la loi et ce qui empêche l’arbitraire du pouvoir. Le fragiliser dans le discours politique revient à fragiliser les droits de chacune et chacun.
Lorsqu’un responsable politique affirme que "l’État de droit n’est pas intangible ni sacré" : c’est une remise en cause d’un principe fondamental de notre République. L’État de droit est précisément ce qui protège les libertés publiques, ce qui garantit l’égalité devant la loi et ce qui empêche l’arbitraire du pouvoir. Le fragiliser dans le discours politique revient à fragiliser les droits de chacune et chacun.
De la même manière, répéter que "l’immigration n’est pas une chance pour la France" ou que "le multiculturalisme est un échec" revient à désigner des populations entières comme un problème.
Pourtant, l’histoire La Réunion est faite de rencontres et d’apports multiples. C’est cette diversité qui a enrichi notre culture, notre économie et notre société.
- "Cette vision étriquée est en opposition frontale avec nos valeurs fondamentales"-
Nous sommes au sein de la République une île où les héritages indiens, chinois, africains, européens, malgaches…, ne s’opposent pas, mais se tissent et se renforcent mutuellement, un modèle de "Vivre-Ensemble" menacé par l’idéologie de Monsieur Retailleau.
Ces propos participent d’un climat politique dangereux : ils déplacent le débat public vers la peur, la suspicion et le rejet de l’autre.
La responsabilité d’un dirigeant politique devrait être au contraire d’élever le débat, de défendre les principes républicains et de rassembler plutôt que de diviser.
Face à ces discours, il est essentiel de rappeler avec force que la République ne se construit ni contre l’État de droit, ni contre des populations stigmatisées, mais dans la fidélité à ses valeurs fondamentales : liberté, égalité, fraternité. C’est à cette exigence que doivent être tenus celles et ceux qui prétendent parler au nom de la nation.
À La Réunion, nous ne vivons pas nos cultures et nos religions en juxtaposition conflictuelle, comme le pense Monsieur Retailleau, mais en harmonie partagée. Nos temples côtoient nos églises et nos mosquées et nos tables se nourrissent de toutes ces influences.
- "Ces candidats révèlent leur incapacité à penser La Réunion par et pour les Réunionnais"-
Prétendre imposer une vision exclusive exclut de fait la richesse de nos origines plurielles, revient à nier la légitimité même des Réunionnais dans la République. Ce discours n’est pas seulement une erreur politique ; c’est une agression symbolique contre ce qui fait notre force depuis deux siècles.
La présence de Monsieur Retailleau aux côtés de certains candidats locaux pour ces municipales 2026 en dit long sur la nature de leur campagne et démontre l’absence de projet.
En s’affichant comme les relais d’une politique élaborée à des milliers de kilomètres de chez nous, ces candidats révèlent leur incapacité à penser La Réunion par et pour les Réunionnais.
Ils se positionnent en simples exécutants d’une stratégie d’un parti politique nationale excluante et stigmatisante à bout de souffle qui nous dessert.
Nous opposons à la vision fermée de Monsieur Retailleau notre universalisme créole, ouvert, mélangé et fier de ses racines multiples.
Nous appelons les Réunionnais à ne pas se laisser diviser par des discours importés qui visent à fracturer notre cohésion sociale.
POUR LA REUNION
