Baisse des prix des carburants - Les pétroliers accordent 3 centimes sur le sans plomb et 1 centime sur le gazole

Les stations service ne mettront pas la main à la poche

  • Publié le 6 septembre 2012 à 21:41

Pour limiter la hausse du prix des carburants, les pétroliers consentent à faire un effort de 3 centimes sur le sans plomb, et de 1 centime sur le gazole, sans impacter leurs gérants. C'est ce qui ressort des deux heures de réunion en préfecture entre les représentants de l'Etat, les pétroliers et les gérants de stations-service. Ces derniers n'auront finalement pas à mettre la main à la poche pour atténuer la hausse des prix à la pompe. La menace de grève dans les stations est donc levée. Pour le moment à la pompe les prix restent gelés, en attendant que les négociations avec la Région, qui devaient se faire dans un deuxième temps, reprennent et trouvent une issue favorable.

Les discussions entre l’Etat, les pétroliers et les gérants de stations-service auront duré plus de deux heures ce jeudi. Des discussions qui s’annonçaient serrées. Pourtant, un accord a été trouvé. Si les pétroliers avaient consenti à un premier effort de 2 centimes sur le sans plomb, ils accorderont finalement 3 centimes sur le sans plomb et 1 centime sur le gazole "pour limiter la hausse du prix des carburants" a commenté à l'issue de la rencontre Éric Le Blevec, président du comité des importateurs d’hydrocarbures. "Quelques détails sont encore à régler", a-t-il précisé.

Il a ensuite souligné que ce "geste" est "très important" pour les entreprises. "Nous ne pouvons pas faire de miracle, il faut être clair, nous allons vendre le sans plomb à perte. Nous ne pouvons pas faire la même chose sur l’ensemble des produits car cela mettrait à mal les sociétés. Nous avons aussi des emplois, des frais de fonctionnement et nous ne pouvons pas oublier cette réalité économique", a-t-il poursuivi.

Les stations-service, elles, n’auront pas à participer à l’atténuation de la hausse des prix des carburants comme demandé ce mardi 4 septembre par l'État et les pétroliers. Une mesure qui satisfait Gérard Lebon, porte-parole des gérants de stations-service. "L’argumentaire que nous avons mis en avant quant à l’équilibre de l’économie de nos entreprises et notre capacité à employer des salariés nous a permis de ne pas être sollicité. Je suis satisfait car nous continuons à travailler avec un modèle que nous défendons depuis des années", indique-t-il.

La menace d’un blocage des stations pour ce lundi 10 septembre 2012 est donc levée. "Aujourd’hui, le dossier avance à priori. Nous continuons à participer au débat", souligne encore Gérard Lebon.

Par ailleurs, les prix à la pompe sont toujours gelés. Et ce, depuis une semaine, faute d’accord entre l’Etat, les pétroliers et les stations-service. Victorin Lurel a d’ailleurs été ferme ce mercredi : l’Etat ne changera pas sa position, et demande aux acteurs locaux de fournir le même effort que celui qui a été fait au niveau national, c’est-à-dire arriver à 6 centimes de baisse sur les deux carburants, le gazole et le sans-plomb. En métropole, cet effort a été partagé par l’Etat et les pétroliers.

"Le préfet a pris acte de nos propositions et va certainement se rapprocher du ministère des Outre-mers pour la suite, et, j’espère, la phase deux", termine Éric Le Blévec. Ce jeudi soir aucune date de nouvelle réunion n’a encore été fixée, mais les pétroliers se disaient  "disponibles pour faire avancer le dossier de la limitation de la hausse des carburants". Le conseil régional n'a pas indiqué s'il comptait revenir à la table des négociations.

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