Catastrophes naturelles

Un plan contre les tsunamis

  • PubliĂ© le 18 juillet 2008 Ă  00:00
Le 26 décembre 2004, à la suite du tsumani meurtrier en Asie du Sud-Est, La Réunion  avait été frappée par une onde de choc. Plusieurs bateaux avaient coulé

Un plan de secours spécialisé " Tsunami " a été signé ce jeudi 17 juillet 2008 par le prfet de La Réunion Pierre-Henry Maccioni. Premier du genre en France ce plan est composé de trois niveaux d'alerte. Il vise, en cas de danger, à alerter les populations installées sur les sites les plus exposés ainsi que les responsables des installations implantées dans ces zones, en utilisant le relais des maires des communes cÎtiÚres

Le plan a d'ailleurs fait l'objet d'une présentation préalable aux maires des communes cÎtiÚres au cours de réunions présidées par les sous-préfets dans chacun des arrondissements. Il a été élaboré à partir de données scientifiques fournies par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique). C'est un plan appelé à évoluer rapidement. En effet, les bases de mesures sont encore insuffisantes et les observations humaines recueillies par le passé dans la presse sont fragiles au plan scientifique.
Des relevés bathymétriques et d'altimétrie sur la frange littorale et la cÎte maritime sont actuellement effectuées par le Service Hydrographique et Océanique de la Marine (SHOM) et l'Institut Géographique National (IGN). Ces mesures permettront au Bureau de la Recherche Géologique et MiniÚre
(BRGM) de mieux évaluer les zones les plus exposées en fonction de l'intensité attendue d'un tsunami. Ainsi des cartographies plus fines, commune par commune, se substitueront à celles actuellement annexées au PSS tsunami.

Trois niveaux

D'ores et déjà, et bien que la base de mesures soit encore insuffisante, le plan
s'appuie sur une matrice de seuil de déclenchement des alertes à trois niveaux. L'alerte de niveau 1 ou alerte jaune : lorsque la hauteur susceptible
d'ĂȘtre atteinte Ă  terre par les vagues est infĂ©rieure Ă  0,50 mĂštre. L'alerte
de niveau 2 ou alerte orange lorsque cette mĂȘme hauteur susceptible est comprise entre 0,50 mĂštre et 2 mĂštres. Enfin l'alerte de niveau 3 ou alerte rouge annoncera des vagues susceptibles d'arriver Ă  terre Ă  une hauteur comprise entre 2 et 5 mĂštres.
Pour dĂ©terminer ces seuils, la matrice tient compte de l'intensitĂ© (magnitude) du sĂ©isme gĂ©nĂ©rateur et de sa localisation. À noter que la magnitude et la localisation d'un sĂ©isme tsunamigĂšne sont fournies au Centre National d'Alerte Tsunami de l'OcĂ©an Indien (CNATOI - basĂ© Ă  MĂ©tĂ©o France de La RĂ©union) par le centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique implantĂ© Ă  HawaĂŻ ou par l'agence mĂ©tĂ©orologique du Japon Ă  Tokyo. Ces donnĂ©es sont complĂ©tĂ©es par le temps de parcours estimĂ© de l'onde pour atteindre les diffĂ©rentes Ăźles de la zone Sud de l'ocĂ©an Indien, soit entre 6 et 8 heures pour La RĂ©union.

Les pays de la zone aussi

Il convient donc d'ĂȘtre conscient, que ce plan Ă©voluera en fonction de nouvelles observations, des connaissances, du dĂ©veloppement des technologies et de nouveaux appareils de mesures spĂ©cialisĂ©s.
L'alerte concerne Ă©galement les Ăźles françaises de la zone de dĂ©fense Sud de l'ocĂ©an Indien (Mayotte, Ăźles Éparses), ainsi que les pays voisins (Madagascar,Maurice, les Seychelles et l'Union des Comores).
La décision de déclencher le plan de secours spécialisé tsunami est prise par le préfet. L'organisation du commandement sera centralisée au Centre Opérationnel de Préfecture (COP) dans une configuration qui dépend du niveau d'alerte. Compte-tenu des éléments d'évaluation, de la gravité et de la nature des dégùts, à l'issue du passage d'un tsunami, le préfet pourra déclencher le plan ROUGE, le plan ORSEC ou tout autre plan d'urgence.
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