Déblaiement de la route du littoral

Travail de titan

  • PubliĂ© le 27 mars 2006 Ă  00:00
Lundi 27 mars 2006 -

Les travaux de déblaiement de la route du littoral se poursuivent sans relùche

Le soleil se couche sur le chantier titanesque de la route du littoral. En cette fin d'aprÚs-midi du lundi 27 mars 2006, les engins de travaux publics ont déjà déblayé plus de 15 000 des 50 000 tonnes de rochers qui se sont affaissées à l'entrée de la 4 voies cÎté la Possession vendredi à l'aube. Le chantier est placé sous haute surveillance. Question de sécurité face à une falaise éminemment dangereuse. Vendredi, elle a encore coûté la vie à deux personnes

Le ballet des bulldozers, des pelleteuses et des poids lourds du groupement SBTPC/Vinci, de la GTOI et de la Cotrarun, a commencĂ© au lever du jour. Comme la veille, date de leur entrĂ©e en action, les hommes et leurs machines ont travaillĂ© sans relĂąche. À 11 heures pourtant, ils se sont arrĂȘtĂ©s un instant. Le temps de rendre hommage Ă  toutes les victimes de cette route. Ils ont ensuite repris le travail.
En comptant les conducteurs d'engins et de camions, les chefs de chantier et les techniciens de la DDE (direction dĂ©partementale de l'Équipement), ils sont une trentaine Ă  creuser, soulever, transporter, nettoyer. Ils travaillent accostĂ©s Ă  la falaise. Les pelles mĂ©caniques se sont mĂȘme frayĂ©es un chemin jusqu'au sommet de l'amas de roches. En Ă©quilibre, elles dĂ©gagent d'Ă©normes blocs, les faisant rouler Ă  portĂ©e des dumpers (poids lourds) et des camions. Pour faciliter leur transport, les plus gros rochers, souvent lourds de plusieurs tonnes, sont fragmentĂ©s par les ouvriers spĂ©cialisĂ©s de la SGTPS (sociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale des travaux publics spĂ©ciaux). D'autres pelles mĂ©caniques jettent les plus gros morceaux Ă  la mer. Le reste est chargĂ© dans les dumpers et les camions. Direction la Grande Chaloupe ou le chantier d'extension du port Est.
Une quinzaine de pompiers, dont un médecin et un infirmier, sont présents sur le site. La dangerosité du chantier est réelle. La falaise a dramatiquement démontré qu'elle pouvait s'effondrer à n'importe quel moment, à n'importe quel endroit.
La gendarmerie est Ă©galement prĂ©sente. Au Nord et Ă  l'Ouest de la route, un cordon de sĂ©curitĂ© interdit l'accĂšs aux automobilistes et aux Ă©ventuels curieux tentĂ©s par une "balade" Ă  pied jusqu'au lieu de l'Ă©boulis. Les gendarmes de l'identification criminelle et les militaires du NEDEX (dĂ©minage) sont eux aussi sur le site. Pour le cas, oĂč l'on ferait une macabre dĂ©couverte sous les rochers.
Il reste encore des milliers de tonnes à déblayer. Il faudra aussi réparer la chaussée et surtout s'assurer qu'elle n'a pas été ébranlée en profondeur. Pour autant, l'ouverture d'une piste sur une voie pour permettre le passage des convois de camions reste d'actualité.
guest
1 Commentaires
case 97400
case 97400
13 ans

je pense que c'est super chantier vivement la construction de la nouvelle route du littoral car sa devient catastrophique tos ses mort et tous ces embouteillage, $bonne chance le btp et un jour je ferai partie d'une entreprise a mon nom qi s' appellera ddtpp merci pour la visite dela route des tamarin lolXD:-);-)