Système présumé d’extorsion : le procès de l’homme d’affaires Paul Caro renvoyé au 9 octobre 2026

  • Publié le 10 avril 2026 à 11:18
  • Actualisé le 10 avril 2026 à 11:19
Paul Caro

Près de six ans après son arrestation devant le bureau de poste de Saint-Gilles-les-Bains, Paul Caro, 78 ans, devait comparaitre ce vendredi 10 avril 2026. L’ancien acteur majeur du secteur immobilier de l’ouest est poursuivi pour extorsion, fraude fiscale aggravée et blanchiment habituel. Quatre parties civiles - dont deux entreprises -, sont constituées. Les préjudices estimés dépasseraient le million d’euros. Son procès est renvoyé au 9 octobre 2026 (Photo Richard Bouhet/www.imazpress.com)

L’enquête débute le 4 juillet 2019. Les policiers interpellent Paul Caro en flagrant délit alors qu’un commerçant s’apprête à lui remettre plusieurs milliers d’euros en liquide. Deux jours plus tard, le promoteur est mis en examen. Les investigations révèlent alors un mécanisme de "loyers parallèles" : en plus des baux officiels, certains locataires des galeries commerçantes appartenant à l'homme d'affaires auraient dû verser des sommes non déclarées pour conserver leur emplacement.

Pour sa défense Paul Caro disait qu'il s’agissait d’un "usage ancien entre commerçants". Mais pour les enquêteurs, ces versements représenteraient un système organisé, actif entre 2013 et 2019, générant plusieurs millions d’euros échappant au fisc.

- Intimidations, dégradations et pressions alléguées -

Les gardes à vue des commerçants décrivent des rapports parfois tendus. Deux d’entre eux affirment avoir subi des représailles : serrures changées sans prévenir, locaux dégradés, agressions physiques. Trois individus auraient également été sollicités pour "remettre de l’ordre" en cas de refus de paiement.

Propriétaire d’un patrimoine important sur le littoral, ancien élu d’opposition à la Chambre de commerce (CCIR), Paul Caro occupait depuis des décennies une place centrale dans l’économie de Saint-Gilles. Né à Saint-Louis, il a bâti sa fortune dans la promotion immobilière et la location commerciale.

Dès 2019, il dénonçait un "complot" monté selon lui par des concurrents. Considéré comme "peu coopératif" par les enquêteurs, il avait néanmoins échappé à la détention provisoire : un contrôle judiciaire strict, dont l’interdiction de se rendre à Saint-Gilles, avait été ordonné à l'issue de sa mise en examen.

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achtung
achtung
45 minutes

expropriation et prison ; tout ce qu'il mérite car sinon,ses enfants vont hériter de biens mal acquis ? bel exemple