La garde à vue du capitaine du pétrolier DF Peak a été levée ce vendredi matin 16 octobre 2026, informe la procureure de Saint-Denis, Véronique Denizot. Le parquet précise que le capitaine a été reconduit à bord de son navire qui continue de faire l'objet d'une mesure d'immobilisation administrative". Le bâtiment est soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe. Arraisonné lundi au large de La Réunion, il avait été escorté par la Marine nationale jusqu'aux côtes réunionnaises. Par arrêté préfectoral, la navigation et les activités nautiques sont interdites dans un rayon de 500 mètres à son point de mouillage dans la baie de La Possession (Photos : Richard Bouhet/ www.imazpress.com)
Ce jeudi, le parquet avait décidé de placer en garde à vue le capitaine de navire. Le marin, de nationalité chinoise, a refusé de donner la nationalité réelle de son navire qui est arrivé en baie de la Possession, sous escorte de la Marine nationale, tôt ce jeudi 15 octobre 2026.
Le parquet de Saint-Denis avait ouvert mardi une enquête contre le commandant pour le délit de "non-justification de la nationalité" passible de deux ans d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende".
Le bâtiment qui a été perquisitionné, a été arraisonné lundi par les militaires français lundi en haute mer, à près de 500 milles nautiques au sud de l’île.
Le navire est arrivé en baie de la Possession tôt ce jeudi matin. Regardez.
- Les investigations se poursuivent concernant ce pétrolier -
Dans un message à destination de la presse, la procureure de Saint-Denis, Véronique Denizot, a indiqué que les investigations sont toujours en cours.
Ce jeudi, elle précisait que "les mesures de restriction et de privation de liberté visant les vingt autres membres de l’équipage, également prolongées le 14 octobre 2026, ont pris fin lors du placement en garde à vue du capitaine".
Ces vingt personnes, de nationalités indonésienne, birmane et chinoise, demeurent à bord du navire immobilisé.
Alors que les investigations se poursuivent, la procureure rappelle cependant que : "Toute personne mise en cause est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie par une décision de justice définitive".
Les investigations s’attacheront "notamment à établir les conditions d’exploitation du navire et à identifier son propriétaire et son armateur" a précisé la magistrate.
Pour rappel, le terme "flotte fantôme" renvoie aux navires utilisés par la Russie pour exporter ses hydrocarbures, malgré les sanctions britanniques, américaines et européennes. Pour ce faire, ils changent parfois de nom ou de pavillon pour déjouer les contrôles.
Plus de 700 navires sont actuellement inscrits sur la liste des sanctions européennes.
- Les activités maritimes interdites à proximité du pétrolier -
Selon deux arrêtés préfectoraux publiés mercredi, la navigation et les activités nautiques sont interdites dans un rayon de 1.000 mètres autour de ce bâtiment lors de son transit dans les eaux territoriales, puis dans un rayon de 500 mètres à son point de mouillage dans la baie de La Possession, dans le nord-ouest de l’île.
Ces mesures, applicables depuis 0h ce jeudi sont justifiées par les “risques spécifiques“ liés à son “absence d’émission AIS“ (Système d’identification automatique) et par "l’affluence possible de personnes" a indiqué la préfecture de La Réunion
L’ambassade de Russie à Paris a condamné la saisie par la France du navire, la qualifiant "d’acte de piraterie et de violation du droit international".
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