Intercepté au large de La Réunion ce lundi 12 octobre 2026 et escorté par la Marine nationale, le pétrolier la flotte fantôme russe va arriver en baie de La Possession dans les prochaines heures. En prévision de cette arrivée, le préfet de La Réunion a pris, ce mercredi, deux arrêtés interdisant toute activités maritimes dans la zone autour du navire (Photos : Armée française)
Dans son premier arrêté, le préfet interdit provisoirement la circulation maritime et la pratique des activités nautiques, aquatiques ou sportives et les mises à l'eau d'embarcations autour du navire DF PEAK.
Le préfet ajoute une autre restriction, "interdisant les activités maritimes autour du navire DF PEAK (IMO 9341067) au mouillage dans la baie de La Possession".
Une décision prise en raison des "risques spécifiques à la navigation maritime eu égard à son absence d'émission AIS (système d'identification automatique)".
Les dispositions des présents arrêtés s'appliquent à partir de ce jeudi 15 octobre 2026 à 00h00.
- Un pétrolier intercepté au large de La Réunion -
Ce lundi 12 octobre 2026, des moyens de la Marine nationale sont intervenus en haute mer, à près de 500 nautiques au sud de La Réunion, sur un pétrolier suspecté d'arborer un faux pavillon (une fausse nationalité) et impliqué dans des activités illicites de transport de carburants.
"Après la montée à bord de l'équipe de visite, l'examen des documents a confirmé les doutes quant à l'irrégularité du pavillon arboré", indique la préfecture de La Réunion.
Ce pétrolier, qui bat pavillon béninois, figure sur la liste de l'UE des navires placés sous sanctions et est soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe depuis le 25 juin 2024 alors qu'il s'appelait Kaliningrad.
- Un signalement fait à la procureure de la République de Saint-Denis -
Un signalement a alors été fait à la procureure de la République de Saint-Denis.
Cette dernière annonce l'ouverture d'une enquête judiciaire ce mardi 13 octobre 2026, d'ouvrir une enquête qui : "s’attachera notamment à établir les conditions d’exploitation du navire et à identifier son propriétaire et son armateur, dont la responsabilité pénale peut être recherchée".
Les 21 membres d’équipage, de plusieurs nationalités, sont maintenus à bord. "Ils font l’objet de mesures de restriction et de privation de liberté, prises en application des articles L.1521-11 et suivants du code de la défense, pour une durée initiale de 48 heures", a ajouté le parquet de Saint-Denis.
Pour rappel, le terme "flotte fantôme" renvoie aux navires utilisés par la Russie pour exporter ses hydrocarbures, malgré les sanctions britanniques, américaines et européennes. Pour ce faire, ils changent parfois de nom ou de pavillon pour déjouer les contrôles.
Plus de 700 navires sont actuellement inscrits sur la liste des sanctions européennes.
L’ambassade de Russie à Paris a condamné la saisie par la France du navire, la qualifiant "d’acte de piraterie et de violation du droit international".
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Je me souviens d'une époque pas si lointaine et qui est d'ailleurs toujours actuelle ou de nombreux pays utilisaient des pavillons de complaisance permettant de réduire les coûts et de sous-payer le personnel navigant.
La législation a changé ? C'est bien.
Pour un seul pays ? C'est bizarre .