TAAF : le corps de Gérald Malaussena, plongeur disparu en terre Adélie, a été retrouvé

  • Publié le 23 janvier 2026 à 19:52
  • Actualisé le 23 janvier 2026 à 19:59
 TAAF : le corps de Gérald Malaussena, plongeur disparu en terre Adélie, a été retrouvé

Ce jeudi 22 janvier 2026, en fin de journée, le corps de Gérald Malaussena, agent de l’Institut polaire porté disparu depuis le 13 janvier lors d’une plongée sous la banquise aux abords de la station Dumont d ’Urville en terre Adélie, a été retrouvé. "Les pensées des Terres australes et antarctiques françaises et de l’Institut polaire français vont en premier lieu à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues, profondément affectés par ce drame", notent les TAAF, dont nous publions le communiqué ci-dessous (Photo TAAF/Clément Gouget)

L’Institut polaire et les TAAF remercient l’ensemble des équipes mobilisées et les partenaires américains pour leur engagement et leur solidarité.

- Des recherches engagées sans interruption depuis le 13 janvier -

Les opérations de recherche ont été enclenchées dès le signalement de la disparition de Gérald Malaussena par le plongeur qui l’accompagnait dans le cadre des procédures habituelles de plongée. Les équipes présentes à Dumont d’Urville ont immédiatement parcouru la banquise aux abords du site de plongée pour y forer des puits de lumière et signaler leur position.

Dès les premiers jours de recherche, la banquise a été percée de manière méthodique en de nombreux points selon un quadrillage. À chacun de ces points, une caméra a été utilisée afin d’examiner l’ensemble de la colonne d’eau sous la banquise. Les recherches se sont aussi poursuivies au moyen d’un sondeur. Cet instrument, habituellement utilisé pour mesurer l’épaisseur de la banquise, est susceptible de détecter la présence de métal jusqu’à plusieurs mètres sous la surface et par conséquent du matériel de plongée.

Le 15 janvier en fin de journée, quatre agents de la Garde côtière des États-Unis ont rejoint par avion la station Dumont d’Urville depuis la station McMurdo avec un premier ROV, véhicule sous-marin opéré à distance. Les plongées de cet équipement sous la banquise ont démarré dès le lendemain matin et se sont poursuivies toute la journée sans résultat. Après avoir exploré la zone plus large possible autour du site de la plongée, l’équipe américaine est repartie le 17 janvier.

Les recherches se sont néanmoins poursuivies, notamment grâce à l’utilisation de caméras infra-rouges permettant de capter des images sous-marines depuis des trous forés dans la banquise.

Le 21 janvier en fin d’après-midi, un nouvel agent de la Garde côtière des États-Unis est arrivé à Dumont d’Urville depuis la station américaine McMurdo. Cet agent a participé aux recherches au moyen d’un second ROV, équipé d’un sonar capable de détecter la présence de métal et par conséquent le matériel de plongée. La grande portée de ce nouvel équipement (300 mètres) a permis d’explorer une zone qui n’avait pas encore pu être couverte, compte-tenu des moyens alors disponibles. C’est dans ce secteur que le corps de Gérald Malaussena a pu être localisé.

En parallèle, trois plongeurs de la gendarmerie de La Réunion avaient également embarqué à bord du navire L’Astrolabe, qui a quitté le port d’Hobart (Australie) le 18 janvier, afin de renforcer les capacités de recherches. Ce déploiement avait été engagé avant la découverte dans une logique d’anticipation et de mobilisation de tous les moyens possibles. L’Astrolabe doit atteindre les côtes de la terre Adélie au plus tôt en fin de semaine.

Ainsi, dans un environnement contraignant et isolé, l’ensemble des moyens humainement et techniquement disponibles ont été mobilisés.

- Un soutien renforcé des équipes sur place -

 En parallèle des opérations de recherches, les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et l’Institut polaire français ont renforcé le dispositif de soutien psychologique destiné à leurs agents ainsi qu’aux membres des projets scientifiques présents sur place et à la famille de Gérald Malaussena.

Compte-tenu des conditions particulières des missions en milieu polaire, les agents des TAAF et de l’Institut polaire disposent depuis plusieurs années de la possibilité de contacter par téléphone 24h/24h et 7j/7un ou une psychologue du service médical TAAF/Institut polaire. Afin de renforcer cet accompagnement dans le contexte actuel, une psychologue du service médical a embarqué à bord de L’Astrolabe pour apporter un soutien de proximité aux équipes sur place.

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