Un ancien ministre comorien, Dhoihir Dhoulkamal, condamné pour des fraudes sociales à La Réunion

  • Publié le 29 mai 2026 à 15:21
  • Actualisé le 29 mai 2026 à 16:14
Dhoihir  Dhoulkamal

Dhoihir Dhoulkamal, ancien ministre comorien des Affaires étrangères, a été condamné à deux ans de prison ce vendredi 29 mai 2026 par le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour fraudes aux prestations sociales. Absent lors du procès, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour des fraudes à la caisse générale de sécurité sociale et à la caisse d’allocations familiales (CAF) de La Réunion. L'enquête préliminaire avait été ouverte en novembre 2020 à l'encontre de l'ancien ministre et de son épouse (Photo D.R.)

Le couple a été condamné pour avoir indûment perçu plus de 250.000 euros d'allocations familiales et de RSA ces cinq dernières années selon un rapport de la CAF. L'affaire avait été révélée en 2020 par nos confrères du Journal de l'Île de La Réunion (JIR).

L'ancien ministre, qui a obtenu la nationalité française en 2000, était officiellement domicilié à La Réunion, et résidait en réalité majoritairement aux Comores.

Parallèlement aux allocations versées la Caf, il percevait des indemnités allouées par les Comores pour son poste de député puis de ministre.

"Une telle fraude, c’est quasiment du jamais-vu dans ma carrière", avait confié un agent de la CAF à nos confrères de France Info.  Il avait précisé que les investigations ne couvraient que les cinq dernières années en raison du délai de prescription. L’organisme n’exclut pas que des fraudes plus anciennes aient pu être commises.

Selon les enquêteurs, l’épouse de Dhoihir Dhoulkamal, domiciliée à La Réunion, n’a jamais déclaré les revenus de son mari. Elle était soupçonnée d'avoir bénéficié illégitimement d’aides sociales telles que les allocations de rentrée scolaire et les primes de Noël.

En parallèle de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Saint-Denis, la Caisse générale de la sécurité sociale (CGSS) a également déposé plainte contre Dhoihir Dhoulkamal.

L'enquête avait failli être entravée par l’immunité diplomatique du ministre comorien, qui le protégeait de toute action judiciaire en France.

Ce n'est plus le cas, Dhoihir Dhoulkamal a quitté son ministère en juillet 2024.

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1 Commentaires
achtung
achtung
2 heures

50000 euros par ans de CAF, c'est quoi ce délire ??
Qu'on lui enlève sa nationalité et interdiction de séjour