"Formidable alchimie" : pétrole, Internet, l’Irak et les États-Unis signent 48 accords et partenariats

  • Publié le 18 juillet 2026 à 14:09
  • Actualisé le 18 juillet 2026 à 15:00
 « Formidable alchimie » : pétrole, Internet, l’Irak et les États-Unis signent 48 accords et partenariats

L’Irak et les États-Unis ont signé 48 accords et partenariats. Ils concernent principalement le secteur pétrolier et ont été officialisés lors de la visite du Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, aux États-Unis, annonce ce samedi son bureau. Les recettes de l’économie irakienne dépendent à 90 % des exportations de produits pétroliers.

Pays riche en pétrole, l’Irak tente de tourner la page de décennies de violences, mais souffre toujours d’infrastructures et de services publics défaillants, et d’une corruption endémique. Le pays a aussi besoin de relancer son économie, largement affectée par la guerre au Moyen-Orient et le verrouillage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transitait auparavant la grande majorité de ses exportations de brut.

"Un total de 48 accords, protocoles d’accord, accords de coopération et déclarations de partenariat ont été signés entre des compagnies publiques et privées du secteur", font savoir les services du gouvernement irakien.

Ils ont notamment évoqué des partenariats entre les ministères de l’Énergie et du pétrole et ExxonMobil, KBR, GE Vernova, Shell, et Halliburton. L’Irak a par ailleurs signé un accord avec Starlink pour lui permettre de développer son réseau Internet par satellite, selon la même source.

- Trouver une alternative au détroit d’Ormuz -

Le bureau du Premier ministre confirme aussi la signature, déjà évoquée par les États-Unis, d’un accord visant à remettre en état un oléoduc entre l’Irak et la Syrie. Cela permettrait d’ouvrir ainsi une nouvelle route stratégique pour le transport de pétrole, en pleine reprise des hostilités entre Iraniens et Américains.

Le président américain, Donald Trump, a loué la "formidable alchimie" avec Ali al-Zaidi, "un champion", pendant sa visite à Washington, la capitale fédérale américaine. Il s’agissait de son premier déplacement à l’étranger depuis sa prise de fonction en avril. L’ex-homme d’affaires, arrivé au pouvoir avec l’appui du président américain, s’est engagé à dynamiser la fragile économie de son pays, qui dépend fortement de ses exportations de pétrole. Celles-ci pèsent pour 90 % de ses recettes.

Il est aussi sous pression pour désarmer les groupes armés irakiens pro-iraniens. Ils sont accusés d’avoir mené des centaines d’attaques sur des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines contre l’Iran fin février. L’Irak a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les États-Unis et l’Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre leurs deux partenaires.

AFP

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