"Sacrifié" : après les incendies, un collectif d'habitants du Porge se constitue en vue d'une action judiciaire

  • Publié le 30 juillet 2026 à 11:28
  • Actualisé le 30 juillet 2026 à 11:32
Un habitant inspecte les ruines des maisons du Porge (Gironde), dévastées par les flammes, le 26 juillet 2026. (JULIEN DE ROSA / AFP)

Alors que plusieurs témoignages d'habitants du Porge sont relayés par des médias ces derniers jours, un collectif d'habitants s'est constitué en vue d'une action judiciaire après l'incendie qui a ravagé leurs maisons. Ils estiment avoir été abandonnés lorsque l'incendie a éteint leur commune, ravageant 185 maisons. De son côté, la préfète estime que "le temps n'est pas au retour d'expérience".

"Notre objectif est simple : obtenir des réponses concrètes, faire toute la lumière sur les événements et obtenir la réparation des préjudices subis", a écrit sur Facebook Ludivine Daurignac, une habitante qui a vu sa maison réduite en cendres, à l'intention des autres sinistrés.

"On va viser toutes les personnes responsables de cette conséquence dramatique", précise-t-elle. "Contrairement à d'autres communes, nous n'avons reçu aucun SMS d'alerte", assure-t-elle. "On s'est vraiment sentis laissés à l'abandon."

- "Le Porge a été sacrifié" -

Certains habitants affirment même que les moyens des pompiers ont été détournés au profit de la défense du Cap-Ferret et de ses luxueuses villas. "Le Porge a été sacrifié sur l'autel de la presqu’île", assure Delphine à France Info.

Un autre habitant évoque "une lutte des classes".

Sollicité par le collectif, l'avocat bordelais Sylvain Galinat a été chargé de constituer le dossier. "On cherche les qualifications juridiques [...]. Il y aura sûrement un dépôt de plainte pénale, c'est évident. Il y aura sans doute aussi des actions sur les plans administratif et civil", annonce-t-il à franceinfo.

La préfète de Gironde est allée échanger lundi après-midi avec le maire et les élus du Porge. "La priorité, c'est l'opérationnel et de fixer ce feu. Nous insistons sur le fait qu'il y a eu zéro mort civil. Le temps du retour d'expérience viendra."

Interrogée ce mardi soir lors d'un point presse, Sophie Brocas, la préfète de la Gironde, affirme avoir déjà indiqué que "le temps n'était pas au compte-rendu, le temps n'est pas au retour d'expérience, le temps est à l'action. Une fois que cet épisode terrible sera achevé, on regardera si les habitants du Porge ont été abandonnés, je peux vous dire que j'en doute beaucoup".

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