Niger

16 soldats tués mercredi, la France apporte son soutien

  • PubliĂ© le 26 fĂ©vrier 2017 Ă  11:57
Le président du Niger Mahamadou Issoufou (g) et son homologue français François Hollande, le 14 janvier 2017 à Bamako lors du 27e sommet Afrique-France

La France va venir en aide au Niger dont 16 soldats ont été tués et 18 blessés mercredi dans une "attaque terroriste" contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (ouest) prÚs du Mali.

Un prĂ©cĂ©dent bilan jeudi faisait Ă©tat de 15 soldats tuĂ©s. Un des 18 soldats qui avaient Ă©tĂ© blessĂ©s dans cette attaque a "succombĂ© Ă  ses blessures", a affirmĂ© samedi soir la tĂ©lĂ©vision d?État.

"Le ministre de la Défense, Kalla Moutari et plusieurs chefs de l'Armée ont assisté à l'enterrement des seize soldats", a précisé la télévision, qui a diffusé des images de la cérémonie. "A la mémoire" des 16 morts, le gouvernement nigérien a décrété "un deuil national de trois jours à compter du dimanche 26 février", souligne un communiqué officiel lu à la télévision.

Les 16 soldats, membres d'une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN), ont été tués aprÚs une attaque lancée mercredi en fin d'aprÚs-midi par des "éléments terroristes" dans la région de Ouallam, selon l'armée.
La zone de Ouallam, proche du nord du Mali et située à une centaine de kilomÚtres de la capitale nigérienne Niamey, est devenue instable en raison de nombreuses attaques meurtriÚres attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Ce mouvement est l'une des formations jihadistes visées depuis plusieurs années par l'armée française au Sahel.

- Chasseurs et drones -

A la demande du Niger, Paris a dĂ©cidĂ© de prĂȘter main forte aux NigĂ©riens dans cette rĂ©gion, a annoncĂ© samedi soir le gouvernement français. "A la demande du prĂ©sident (Mahamadou) Issoufou, un DLAO (dĂ©tachement de liaison et d'assistance opĂ©rationnelle) est en train de se constituer Ă  TillabĂ©ri (ouest) au profit de nos camarades nigĂ©riens", a dĂ©clarĂ© le ministre français de la DĂ©fense, Jean-Yves Le Drian, Ă  l'issue d'un entretien avec le chef de l?État nigĂ©rien.

Entre 50 et 80 hommes, des forces spéciales françaises notamment, seront à pied d'oeuvre "dans trois jours" dans la zone, selon une source militaire française. Ils seront dotés de capacités de guidage aérien pour appuyer les soldats nigériens au sol.

La force française Barkhane - constituée de 4.000 soldats - mÚne des opérations antiterroristes, notamment transfrontaliÚres, sur cinq pays du Sahel: Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso.

Au Niger, elle dispose de quatre avions de chasse Mirage 2000 et cinq drones Reaper, chargĂ©s de collecter du renseignement. Des soldats français sont aussi postĂ©s Ă  Madama, dans le nord du Niger, Ă  la frontiĂšre avec la Libye, et Ă  Diffa dans l'extrĂȘme sud-est du pays, ciblĂ©e par le groupe islamiste nigĂ©rian Boko Haram.
Début novembre 2016, cinq soldats nigériens avaient déjà été tués et quatre portés disparus aprÚs une "attaque terroriste" contre Banibangou, une autre localité de Ouallam.

En octobre, un peu plus au nord-est dans la région voisine de Tahoua, 22 soldats nigériens avaient été tués lors de l'attaque d'un camp de réfugiés à Tézalit.

Malgré des frontiÚres considérées comme poreuses, le Niger apparaßt comme l'un des pays les plus stables dans une zone en proie aux troubles. Autour du Niger, Mali, Libye et Nigeria notamment sont tous confrontés à des groupes armés jihadistes.

- © 2017 AFP

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