La manifestation parisienne pour les droits des femmes rassemble plusieurs milliers de personnes samedi en début d'aprÚs-midi, à l'appel d'organisations et syndicats appelant à lutter contre les inégalités salariales, les féminicides et les discours "masculinistes".
"Le féminisme n'a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours", clame la pancarte artisanale brandie par Christelle, 48 ans, employée dans l'informatique. Cette Francilienne explique à l'AFP avoir rallié la place de la République, point de départ du cortÚge, car des "menaces pÚsent sur les droits des femmes partout dans le monde et en France".
Un peu plus loin, sur une grande banderole ont été écrits les prénoms de victimes de féminicides depuis 2017, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le cortÚge majoritairement féminin, comprenant beaucoup de jeunes et des familles sous un soleil printanier, doit rallier la place de la Nation, à l'occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes.
Une cinquantaine d'organisations, dont des associations et des syndicats (CGT, CFDT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, Unsa), appellent Ă manifester dans plus d'une centaine de villes.
En tĂȘte des revendications: la rĂ©duction des Ă©carts de revenus entre les femmes et les hommes. A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes reste infĂ©rieur Ă celui des hommes de 14,2% en 2023, selon l'Insee.
"On patine, on avance extrĂȘmement lentement", ce qui devient "insupportable", a dĂ©plorĂ© samedi sur France Inter la numĂ©ro un de la CFDT Marylise LĂ©on, attendue Ă la manifestation.
Mais plusieurs manifestantes entendent aussi dĂ©noncer les "discours masculinistes", comme Lucie, 18 ans, et Jeanne, 17 ans, lycĂ©ennes arborant des pancartes qui disent "l'extrĂȘme droite est l'ennemie des femmes" et "l'IVG est un droit fondamental".
"On veut dĂ©fendre le droit Ă l'avortement et protester contre l'extrĂȘme droite car ça monte et ça fait peur. On a peur de perdre des droits", explique la premiĂšre.
"C'est une lutte, ce n'est pas fini, ça va dans le bon sens, Trump, les masculinistes, font beaucoup de bruit mais ils sont moins forts que nous", clame de son cÎté Sabine, 49 ans, responsable d'une association professionnelle, accompagnée de son fils de sept ans.
A Paris, la présence annoncée du collectif identitaire Némésis a été unanimement dénoncée par les associations féministes et antiracistes.
Vendredi soir, plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux militants pro-palestiniens, ont défilé dans la capitale lors d'une marche "féministe radicale", autorisée in extremis par la justice aprÚs avoir été d'abord interdite par les autorités.
 AFP

